‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 522 sur 764 · Voir ci-dessus, p. 4i8 et n. 5. Cf. Braba^t, pp · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, p. 4i8 et n. 5. Cf. Braba^t, pp

2. Folcuin, Gesta abb. Lobb., ch. 17 ; cf. Anselme, Gesta epp. Le<,d., liv. II, eh. 19 {SS., t. IV, p. 62 et t. VIII, p. igcj).

3. Voir ci-dessus, p. 48i ; Leibniz, op. cit., t. II, p. 288, croit que c'est le comte de Hainaut qui a jjris part à la défense de Paris. — ^ Vers la même époque, un comte Régnier, qui se qualifie de successeur de l'empereur Charles (le Gros), fait une donation à Saint- Dagobert de Slenay, ou j)lutôt confirme une donation de Charles (Calmet, t. I, pr., col. .3i3). Waitz, D. VG., t. V, p. 1.5, n. 1, croit que ce Régnier est le nôtre, si toutefois la charte est authentique, ce qui est très douteux. M'ittich, op. cit., p. 34, n. i, cite l'opinion de Waitz, mais ne la fait pas sienne, sans la rejeter complètement.

l^. Dl'don de Saint-Quentin, De moribus et aciis Nortmnnnoram, liv. II, ch. 9 (édition Laui, pp. i5o-i5i); Albérig de Trois-Fontaines, Chronica (SS., t. XXIII, p. 74g)- Le récit de Dudo.n est accepté par Le Carpentier, Histoire de Cambrai, t. I, p. 83, par Leib.mz, op. cit., t. II, pp. if)4-i()5, qui place la défaite de Régnier en 8g6, par Depping, op. cit., ])p. 200-267, ipii la croit de 886. Le père Brabant, p. 3i, ne donne aucune date.

,'). C'osi riiypothcse de Lappenberg, Geschichte von EiKjhind, t. II, p. 8, n. 4, admise par DùMMLKR, Zur Kritilt Dudo (F. D. G., l. VI, p. 3O7, n. 3) et Geschichte des ostfrsenkisc/ien lîeichs, t. III, [). 467, n. 2.

5^2 LE uTuiNl': DK ZWKNTIHOLD (Sijn-yoo).

aiipri's (le Cliailcs, au lieu do ral)aiiilouiier coiuinc le firent ses compagnons'. En outre, il ne serait pas inipossihle (jue Régnier eût des domaines dans le royaumo de l'onest, sur la rive gauche de l'Escaut'; (;'aurait 6té {)our lui un autre motif de se m^der aux aflaires de France. Tant (pi'Aruuir, puis Zvventibold étaient les alliés de Charles, Régnier pouvait sans ditticulté soutenir la cause du jeune roi. Mais sa situation devenait délicate du jour où le roi de Lorraine, son souverain, non content d'abandonner son cousin, essayait de le détrôner. Régnier avait le choix entre deux partis : ou demeurer fidèle à Charles, et alors renoncer à ses bénéfices et à son comté en Lorraine, ou conserver ceux-ci en favorisant les projets de Zwentibold. C'est à ce dernier parti qu'il s'arrêta, et sa conduite en cette circonstance, si elle n'est pas à l'abri de tout blâme, n'encourt pas les mêmes reproches que celle de Baudoin, qui lui ne dépendait à aucun titre du roi de Lorraine. Il serait possible que Régnier eût servi, ainsi que i\aoul, d'intermédiaire entre Zwentibold et le comte de Flandre, et qu'il eût contribué pour sa part à entraîner ce dernier dans le parti du fils d'Arnulf 3.

Malgré l'insuccès des projets de Zwentibold, on s'expliquerait, par le concours qu'y avait apporté Régnier, la faveur dont il jouit auprès de ce prince. Réginon parle de la confiance qu'avait en lui le roi +, et nous le voyons en eflet intervenir le 22 janvier 896 en faveur de Saint-Denis 5, et le 28 décembre Hç)-j en faveur de Saint-Evre ^. Il fait confirmer par Zwentibold la donation en précaire de Saint-Servais qu'il avait extorquée aux représentants de l'église de Trêves, probablement en 896, quand le roi se trouvait à Nimègue?. En 897, il se fait octroyer l'abbaye*

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