‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 537 sur 764 · Cont. Ratisb. 898, p · texte numérisé non relu

Cont. Ratisb. 898, p

3. Herimann de Reichenau, Chronicon 897 {SS., t. V, p. m); cf. Dijmmler, t. III, p. 457.

4.^ur l'élévation de Louis au trône d'Allemagne, voir Mûhlbacher, Reg. A'o/'., pp. 719- 720, et Dûmmler, t. III, pp. 495-49^-

5. Cont. Ratisb. 898, p. 122. Différents diplômes de Louis l'Enfant donnent à Hatton le titre de « spiritualis pater » du jeune roi (B. M. 1994) 1997. i999> 2002, 20o4, 20o5, 2007). Consulter Dûmmler, t. III, p. 497-

6. Divers diplômes de Louis l'Enfant nous l'apprennent (B. M. 1986, 1987, 1942, 1999, 2000). Sur ce personnage, voir Dûmmler, t. III, p. 498.

7. Sur cette famille, voir l'ouvrage de Stein, Kœnig Konrad I. Gebhard et Conrad avaient deux frères : Eberhard, tué en 902 en combattant contre les fils du comte Henri, et Rodolphe, évèque de Wûrzbourg. Mais le rôle d'Eberhard et de Rodolphe n'a pas eu la même importance que celui de Gebhard et de Conrad.

8. Dans un diplôme du 19 mai 891 pour Saint-Evre, où Conrad figure comme intercesseur, Arnulf le qualifie de « nepos noster » (B. M. 1810). Stein, Kœnig Konrad I, pp. 82-85, suppose qu'Uta appartenait à la famille des Conradins ; il la croit fille de Bérenger, petite-fille de Gebhard l'Ancien, cousine germaine par conséquent des quatre frères qui vivaient à l'époque d'Arnulf et de ses fils. Dûmmler, t. III, p. 867, admet que peut-être Uta était la parente des Conradins.

9. Voir sur Liutpold, Stein, op. cit., p. 182, et Dûmmler, t. III, pp. 488, 5oo, etc.

10. Sur l'organisation de la régence, consulter Stein, pp. i8i-i38, et Dûmmler, t. IIÎ » pp. 496-500.

552 I.K RKGNE DE ZWENTIBOLD (8cjr.-(j()o).

propres, nôjà vi'is la fin du rb()iie (rArmilf, on les voit jouir d'une çirandc inlluence. Trois d'ciiU-c eux, Haltou, (lonrad et (lehliard, avaient justement représenté l'empereur au con()rès de Saint-doar, et ils y avaient noué des intrigues, dont l'ellet allait seulement pouvoir se produire. Tant qu'Arnulf avait vécu, il n'y avait rien à tenter contre Zwentibold ; mais, maintenant qu'il était mort, on avait les coudées franches, et l'on possédait toute liberté pour ayir.

Tout le monde en Lorraine, à ce qu'il semble, était las de Zwentibold, au moins parmi les évêques et les seigneurs. Ils lui reprochaient, dit ]\é(jinon, de traiter avec les femmes et les petites gens dont il s'entourait les affaires du royaume, de dépouiller par contre de leurs bénéfices et dignités les plus nobles et les plus honnêtes gens ; ils lui en voulaient aussi pour les pillages et lés déprédations qu'il commettait ou qu'il tolérait dans le royaume'. Nous avons raconté plus haut de quelle fa(;on il avait traité les évêques qui avaient refusé de lancer l'anathème contre Régnier et Odacer. Il dilapidait en outre les biens des églises*. Bref, les Lorrains étaient animés à l'égard de leur souverain d'une haine irréconciliable, ils en avaient assez de ses violences. Les grands de l'Allemagne avaient détrôné Charles le Gros et lui avaient substitué Arnulf. Ceux de la Lorraine, qui avaient déjà fait un roi en 869, allaient eux aussi en renverser un et s'en donner un autre. Les maladresses ou la faiblesse des souverains profitaient aux seigneurs lorrains, dont les droits s'affirmaient de plus en plus. Ils disposaient en maîtres de la couronne, la donnaient ou la retiraient; pourtant, ils ne se permettaient pas de porter leur choix sur un personnage qui ne fût pas un descendant de Charlemagne et longtemps encore ils devaient conserver de l'attachement à cette glorieuse famille, dont leur pays avait été le berceau.

Dès que Louis eut été reconnu en Allemagne, prélats et grands de la Lorraine prirent rapidement leur parti. Ils ne s'adressèrent pas à Charles le Simple', comme l'avait fait Régnier deux ans auparavant, mais à Louis l'Enfant, et à cet égard il ne semble pas qu'il y ait eu de tiraillements; les évêques, et à leur tête Radbod*, firent cause commune avec les grands laïcs, ce qui ne laisse pas que d'être significatif, le haut clergé étant généralement hostile aux révolutions et plus disposé à s'unir aux rois contre les seigneurs qu'il s'allier a ceux-ci pour renverser un

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