Voir ci-dessus, pp
nOYAUME DE LORRAINE. 87
HyS LE RKGNE DE CllVni.KS LE SIMI'LE (iju-yiiH).
Jeune était coiiite île Keldtif/f/ouw, KIterliard avait l'althaye de SaiiitiMaxiiiiiii' ; nous no savons an([ael des deux étaient écliues les al)l)ayes d'Où'en et de (Ihévreinont.
Malgré cette situation, en a|)[)arence très forte, que possédait (Conrad par lui-niènie ou par ses proclies dans le rovaunie de Lorraine, les seigneurs du pays ne voulurent pas de lui pour souverain. Le considéraient-ils comme un étranger ? Lui conservaient-ils rancune de la proscription de deux des leurs? Oh l'a su[)|)osé, mais sans en donner, à vrai dire, de preuves péremptoires ^. D'ailleurs, pour être en mesure de se faire une opinion à cet égard, il faudrait d'abord savoir à quelle époque les Lorrains ont fait leur choix. C'est très probablement le lo novembre, h Forchlieim, cpie (Conrad fut élu ou tout au moins consacré 5. Mais, d'autre part, les diplômes de Charles le Simple, qui va devenir roi de Lorraine, ne nous permettent pas, nous le verrons tout a l'heure, de fixer l'époque de laquelle il fait partir son avènement dans son nouveau royaume. Remarquons d'ailleurs que la décision des seigneurs lorrains de reconnaître Charles pour souverain a pu précéder de quelques semaines la cérémonie même de l'intronisation, qui marque vraisemblablenaent le point de départ des années de règne de ce prince en Lorraine. Nous ignorons donc si les évêques et les comtes de ce pays ont procédé à l'élection d'un roi sans s'inquiéter de ce qui se passait en Allemagne, ou si au contraire ils ont attendu, pour prendre un parti, que leurs collègues du royaume de l'Est eussent déjà désigné Conrad +. Nous ne croyons pas, d'ailleurs, que l'antipathie, très réelle, nous le voulons bien, h l'égard de Conrad, qu'il fût roi ou seulement candidat au trône, ait eu une influence décisive sur la détermination des Lorrains.
Charles le Simple était un Carolingien : voilà, croyons-nous, le principal, sinon l'unique motif, qui détermine les Lorrains à lui offrir la couronne, (^ue cette considération ait médiocrement touché Bavarois, Saxons et Souabes, il n'y a rien lii de surprenant, mais elle devait au contraire peser^l'un grand poids sur les résolutions des Francs de la Moselle et du