Vita Johannis Gorziensis, ch. l\o (SS., t. IV, p
3. Voir une Tabula Genealoç/ica du xi" siècle (SS., t. II, p. 3i/(). La Genealojia Arnulfi comi'is fait d'Ennsiilrude une fille d'.\d?laide (SS., t. IX, p. 3o3).
l\. Diplôme sans date par le>piel C.liarlcs le Simple confirme à l'érjiise de Lioije l'abbayo d'Hasticrcs (Cart"> de Saint-Lambert, I. I, n° 11).
r». Nous nous occupons avec jiliis ilc détails de Wiijeric et île sa l'ami le dans un auU'c travail.
("). Voir M. i(j3() (pour Dro'ioiiJ el M. i(j/i(» (pnur Klicnne de Lièip').
7. EiicnK.Mi.vLiJ, Versas de epp. Ari/enti.i. (Mdcii.MKii, Fon'es, I. 1\', p. 3).
H. Voir ci-dessus, |i. ï^f^i.
(j. St; rcporler aux p|>. .">/i.^)-,')/(7.
RAPPORTS DE CHARLES AVEC LA LORRAINE AVANT 911. OOt
cette année, comme en témoigne un diplôme pour Saint-Denis', doit s'identifier avec Metlach , sur la Sarre, au sud-est de Trêves^. Il est à remarquer que, par cet acte, le roi confirme à la grande abbaye française le prieuré de Liepvre en Alsace. On ne peut d'ailleurs pas songer a une invasion faite en Lorraine par Charles à cette époque ; Réginon l'aurait mentionnée, et Charles lui-même, dans l'acte, qualifie Louis de dilectissi/nus consangiiineas noster ; ce n'est pas en ces termes qu'il aurait parlé d'un souverain qu'il aurait été en train de dépouiller. Peut-être allait-il lui rendre visite ; il aurait eu dans ce cas à faire un long ti'ajet, Louis se trouvant en juin go3 à Forchheim, sur la Regnitz, aftluent de gauche du Mein3.
Charles ne s'était pas contenté de faire des voyages en Lorraine ; à diverses reprises il avait rendu des diplômes en faveur d'évêchés ou d'abbayes de ce pays. Par le premier, en date du aG septembre 894, il restituait à Francou, évêque de Liège, des biens situés dans le pagus Portunensis, c'est-k-dire dans le Porcien. Ce territoire était compris dans le royaume de France, et la restitution n'a rien d'anormal +. Les trois autres diplômes présentent au contraire cette particularité, que les domaines dont il y est question sont situés en Lorraine même. Le 26 juillet 896, se trouvant à Gondreville, Charles faisait donation au prieuré de Salone de terres situées dans diverses localités du p. Salinensis, du p. Calvonwntensis et du />. Su(f/)eniensis'> ; le i3 février 898, il concédait à l'abbaye de Saint-Mihiel des vil/œ et des chapelles dans le p. Virdu/iensis et le p. Scarponensis^ ; enfin, le 5 juin 908, il confirmait à Saint-Denis la possession du prieuré alsacien de Liepvre?. Comment Charles le Simple pouvait-il disposer ainsi de domaines situés dans un royaume qui appartenait à un autre? Les deux diplômes pour Salone et pour Saint-Mihiel auraient dû, ce semble, émaner de Zwentibold, le dernier de Louis l'Enfant, puisque c'étaient ces deux princes, et non leur cousiu, qui régnaient alors sur le pays. L'année 898, il est vrai, est justement celle 011 (Charles, à l'instigation de Régnier, essaya d'enlever la Lorraine à Zwentibold, et le diplôme pour Saint- Mihiel pourrait être un témoignage des prétentions élevées par le jeune fils de Louis le Bègue sur l'ancien royaume de Lothaire II ; encore