Cf. Stein, p
3. Gfrœrer, t. II, p. 4Ô9, ne croit pas que Conrad, aux prises avec de nombreux adversaires en Allemagne, ait trouvé en 918 le temps d'attaquer la Lorraine.
4. Anri. Alaniann. (codices Modœtiensis et Veronensis) 912 (SS., t. I, p. 55).
5. Ann. Alamann. (codex Turicensis) 912 : « Ipso anno Francos qui dicuntur HluLliarinqi hosliliter invasit (Chunradus). » {SS., t. I, p. 55.)
6. B. M. 2016 (K. 5, DD., t. I, p. 5). Le 5 mars, Conrad se trouvait encore à Velden, sur la Pegnilz, au nord-est de Nuremberg (B. M. 20i4, pour l'évèché d'Eichstœdt). Steim, p. 220, suppose qu'avant de venir en Alsace, Conrad avait attaqué ou fait attaquer la Lorraine sur un autre point, que Charles aurait alors reculé de Metz jusqu'à Toul, puis aurait fait une diversion en Alsace. Conrad arrive ensuite dans cette dernière contrée Cp. 221).
7. Par ce diplôme, rendu à la prière de l'abbé Nandberd et des moines, et sur l'intercession des fidèles Hatton (de Mayence), Salomon (de Constance), Thiodulf (de Coire), Hildin (d'Augsbourg), Einhard (de Spire), Erchanger, Conrad, Hugues, Otton, Henri, Beppon, Udalric et Eberhard , Conrad confirme aux moines de Murbach le droit d'élire leur abbé, l'immunité, l'exemption de tonlieux et la possession des biens qui avaient été affectés à leur entretien, soit ([ue ces biens fussent encore en leur pouvoir, soit qu'ils leur eussent été injustement enlevés (B. M. 2028, K. 17, DD., I. I, p. lO).
8. Ajoutons que rarchevè([ue Hatlon, l'évèijue Salomon, ainsi (pi'Eberliard, frère du roi, mentionnés comme présents dans B. M. 2016 sont encore auprès du roi d'après B. M. 3028 ; B. M. 2016 parle d'autres fidèles, que l'autre acte ne nomme pas.
588 LE RÈGNE DE CH.VRLES LE SIMPLE (<jii-f)y3).
si les (Unix iliplôiues no doivent pas se placer la même année, soit en 912, soit en i)i3. Il fandi-ait donc corriger la date de l'un d'entre eux, et, Corinne le diplôme concernant INlurbach est un original, ce serait l'autie, celui relatif à Saint-Gall, qui aurait des indications chronologicpies erronées.
(Juel que soit le point qu'ait attaqué Conrail, il n'alla pas loin, des négociations ayant été ouvertes presque aussitôt après, et une trêve ayant été conclue' ; nous ne savons pas d'ailleurs quelles en avaient été les conditions. Charles aurait-il été infidèle à ses engagements, comme l'en accusent les Annales Ahiiininnici^ ? Toujours est-il que Conrad ne tarda pas à reprendre le chemin de la Lorraine ; cette fois il s'avança jusqu'à Aixla-Chapelle î. A la même époque, une armée lorraine aurait pénétré en Alsace, se serait emparée de Strasbourg, aurait pillé et incendié laville-i. La première campagne de Conrad se placerait en mars, entre le 5 de ce mois, jour où il est à Welden sur la Pegnitz, et le 12 avril, où sa présence est signalée à Fuldaî ; la seconde, entre cette dernière date et la fin de juin; nous le trouvons le i" juillet installé à Francfort*. Peut-être même les deux expéditions appartiennent-elles à la période qui sépare l'un de l'autre les séjours de Conrad à Fulda et à Francfort. Si la première campagne a été courte, et que la trêve ait été violée presque aussitôt que conclue, Conrad a eu en deux mois et demi le temps de pénétrer à deux repi'ises en Lorraine. Pourtant, l'expédition des Lori\iins contre Strasbourg, à supposer qu'elle ait réellement eu lieu, tendrait à prouver que Conrad avait occupé cette ville, et y avait laissé une garnison. (Juoi qu'il en soit, le roi d'Allemagne n'civait obtenu aucun succès. On a supposé, pour expliquer son retour dans ses Etats, qu'il y avait été rappelé par une invasion hongroise? ; la chose n'est guère probable, attendu qu'il séjourna plus d'un mois à Francfort, du i*'' juillet au plus tard jusqu'au 8 août pour le moins. En réalité, Conrad a échoué ; peut-être a-t-il été obligé de reculer devant des forces supérieures.
Charles avait-il marché contre l'envahisseur*? Nous n'en savons absolument rien. On perd de vue ce prince depuis le 12 avril 912 jusqu'au 1 1 juin 918. C'est en Lorraine, à Nimègue, que nous l'avions laissé : c'est
I. Ann. Alain, (codd. Mod. et Vcron.) y 12 {S S., t. I, p. 55). '
a. Ibidem.