‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 579 sur 764 · LA LORRAINE GARDE SON AUTONOMIE · texte numérisé non relu

LA LORRAINE GARDE SON AUTONOMIE

et de l'Escaut; le Barrensis^, dans celle de l'Ornain ; le Nitensis', le Scarponensis^, le Calvomontensis'^ elle Suentensis^ dans celles de la Moselle ou de ses affluents. Les cartee pagenses nous parlent du Lomacensis^, de VArdennensi's'!, du p. Wabrensis^, où l'on trouve deux comtés, V Evodiensis et le Virduneiisis, du p. Mettensls^ et du p. Scarponensis '°. Mais ni ces diplômes ni ces chartes ne nous fournissent, en définitive, aucun renseignement sur la frontière. Alors même qu'ils ne nous feraient pas connaître que ces pagi étaient soumis à Charles le Simple, nous ne l'aurions pas mis en doute.

Ainsi, la frontière orientale de la Lorraine est tout aussi difficile à déterminer pour l'époque de Charles que pour celles de Lothaire II, de Zwentibold et de Louis l'Enfant. Nous pouvons même affirmer qu'elle a varié et que la révolte d'Henri duc de Saxe, en 916, a eu pour conséquence le rattachement à la Lorraine de la Frise et peut-être de quelques autres pagi de l'est, sur lesquels le roi d'Allemagne avait maintenu tout d'abord sa domination.

Le pays eut sous Ciiarles le Simple la situation dont il avait joui au temps de Louis l'Enfant ; il continua de constituer un royaume distinct, ayant sa chancellerie et ses assemblées particulières. Nous parlerons en leur temps de quelques-unes de celles-ci, en particulier de celles qui furent tenues à Heristal en 916 et en 919. Il semble que la question de l'archichancellerie n'ait pas été réglée tout de suite, car les sept premiers diplômes rendus pour des abbayes ou des évêchés lorrains, du 20 décembre 911 au 12 avril 912, émanent de la chancellerie française". Peutêtre Radl)od ne se prononça-t-il pas tout de suite en faveur de Charles, comme il l'avait fait onze ans plus tôt pour Louis l'Enfant". Sa réserve

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