RiciiEK, llisturiii', liv. I, ch. 2t\, p
7. Waitz, Jahrbb. H. I., pp. 82, n. i, et 121, n. 5, prétend le contraire, mais il n'apporte aucun argument à l'appui de son opinion.
6i4 LK uk(;.m; de ciiaiu.ks le simple (yu-ya:}).
Dans les diplAmes de (Miarlcs le Simple, où 11 est question de Giselbert, ceux du i() janvier (jiO, des i.'i juin et () juillet 919', il est îi remarquer que le lils aîné de Hé(|nicr ne porte; aucun titre. (îiselhert, nous l'avons vu, était abbé laïc d'Ecliternach, de Saint-Mavimin, de Stavelot, de Saint-Servais et de (Ihèvreinont. Nous ne possédons, do la première, ni de la dernière de ces abbayes, aucune charte datant de l'épotpie où (liselbert les avait sous son autorité. Saint-Maximin et Saint-Servais no nous en offrent que pour le règne d'Henri l'Oiseleur. Pour la période qui va de 9i5 a 9^8, nous n'en possédons que de Stavelot, au nombre do quatre. Dans deux d'entre elles, l'une du i4 avril, quatrième (?) année du règne de Charles, l'autre du 11 mai, rendue pendant le règne de (Charles, mais sans indication d'année, (îiselbert porte simplement le titre d'abbé^. Une troisième, également du 11 mai, sans aucune autre date, mais qui est du même jour et de la même année que la précédente, car la teneur en est identique, ([ualifie Giselbert de duc et d'abbé dans l'adresse, tandis qu'à la souscription il n'est plus que comte et abbé '. C'est l'inverse dans un acte du 20 août, de la 11^ année du règne de Charles ; le titre de duc, qui manque à l'adresse, où Giselbert est traité de comte et d'abbé, s'ajoute dans la souscription à ces deux dernières qualifications 4-. Quant aux auteurs contemporains, le seul qui puisse entrer en ligne de compte est Flodoard. Antérieurement à 981, il ne donne pas une seule fois à Giselbert le titre de duc ; d'habitude, il ne fait suivre son nom d'aucun qualificatif. En 920, il dit que beaucoup de Lorrains, abandomiant le roi Charles, avaient choisi Giselbert pour princeps, terme vague et qui peut être synonyme de duc aussi bien que de roi). S'il avait le premier sens, la question serait tranchée d'une façon définitive, et il n'y aurait plus de doute qu'avant 920 Giselbert n'était pas duc de Lorraine. Il semble bien, en effet, qu'il en soit ainsi, car le chroniqueur traite, en 928, de comte le fils de Régnier^. Les deux chartes dont nous parlions tout à l'heure prouvent-elles que Giselbert, sur l'ordre de qui elles ont été rendues pour un monastère soumis à son autorité, était effectivement duc de Lorraine ? Nullement, mais qu'il aspirait à l'être, qu'il prétendait à cette dignité. S'il s'est révolté, c'est pour l'obtenir; il a fait ce (ju'avaient fait, sous le règne de Conrad, Arnulf en Bavière, Erchanger puis Burchard en Souabe,