If/., ibid., Il
5. FLouoAun, Chronicon 920, t. IIF, p. 4- ^'c^ aulPiir, il faut le rpconnaitrc, ne donne à plusieurs reprises (|ue le titre de /irinre/ts à Henri l'Oiseleur (Chronicon yao, yai, ya8 et //. n. /•:., iiv. IV, ch. iG, éd. Lejkunk, t. III, pp. 4, 7, 4'. »'t t. II, p. 5i3); une seule fois seulement, (juaud il parle de sa mort, il le (pialifie de roi ((Utroniron y3ti, t. III, |>. G3). Rt par une sin(|ulii're auouialie, ipii ]>rouve la partialité du cluoniiiueur. celui-oi traite de roi l'usur|ialeur Robert (Cftronicon yaa et ya3, t. III, pp. 11, la et i4). On voit qu'il est difficile de déterminer avec exactitude le sens i\uc donne Fi.oDOUiu au mol firinceps.
(>. II/., iliid., ya3, t. 111, p. ly.
GISELBERT NE DEVIENT DUC DE LORRAINE Qu'eN 928. 6l5
Mais nous ne croyons pas que Charles lalui ait accordée, quoique les deux chartes de Stavelot soient datées du règne de ce prince, ce qui semblerait indiquer qu'au moment où elles ont été dressées, Giselbert se trouvait momentanément réconcilié avec son souverain.
Au début du règne d'Henri l'Oiseleur, Giselbert n'avait certainement pas le titre, ni l'autorité non plus, de duc de Lorraine. Les chartes de Saint-Maximin et de Stavelot sont à cet égard bien significatives. Nous en avons trois de 926 (926) de la première de ces abbayes ', trois aussi de la seconde, datées de la quatrième année du règne d'Henri en Lorraine, une du 3 juin et deux du 2 octobre^. Dans aucune, Giselbert ne porte le titre de duc ; il s'intitule simplement comte et abbé, sauf dans une des deux pour Stavelot du 3 octobre, où margrave s'intercale entre ces deux qualifications 5.
C'est dans un acte pour Saint-Servais de 928 que reparaît le titre de duc+ qui, à partir de cette année, sera toujours accolé dans les chartes au nom de Giselbert ; il y en a une de Saint-Maximin dressée en 929 s et trois de Stavelot, qui appartiennent respectivement à la sixième, à la huitième et à la douzième année de règne d'Henri*, sans compter une quatrième, datée du règne d'Henri sans indication d'année?. Le roi lui-même traite Giselbert de comte une seule fois, dans un diplôme rendu le 5 juin gSo, en faveur de Notre-Dame d'Aix-la-Chapelle, où Giselbert figure comme intercesseur avec Eberhard, également qualifié de comte *. Mais le fils de Régnier reçoit le titre de duc dans tous les autres diplômes, qu'ils émanent d'Henri ou d'Otton I^'' 9. Enfin, Giselbert est qualifié de duc dans Flodoard pour la première fois en 981, puis en 932 et enfin en gSg à deux reprises ^°. Il est vraisemblable que le roi d'Allemagne et de Lorraine a conféré à Giselbert la dignité ducale, soit au moment où il lui donnait Gerberge en mariage, soit un peu auparavant".
En tous cas, diplômes, chartes, chroniques s'accordent à qualifier Giselbert de duc postérieurement à 928, tandis qu'avant cette date, les documents de même nature, sauf deux chartes de Stavelot, ne lui attribuent pas cette qualification. Mais il a suffi que Giselbert l'ait possédée pendant les onze dernières années de sa vie pour que les écrivains