‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 598 sur 764 · H. 23, DD., t. I, p · texte numérisé non relu

H. 23, DD., t. I, p

g. Diplômes d'Henri du 24 octobre 931 pour Crespin, du 8 juin 935 pour Stavelot, d'Otton I" du 8 août 936 pour Alden-Eyck et de la même année, mais sans mois ni jour, pour l'église d'Utrecht (H. 3o et 4o, 01.466 et 6, DD., t. I, pp. 65, 73, 638 et 94).

10. Flodoard, Chronicon q3i, 932 et gSg, t. III, pp. 48, 53, 71 et 73.

11. C'est ce que dit Widukknd (Res gestw saœonicœ, liv. I, ch. 3o, p. 25), dont le témoignage, il est vrai, n'a pas grande valeur pour ce qui a trait à la Lorraine.

GlG LE RÈGNE HE CHARLES LE SIMPLE (yu-yaii).

postérieurs aient pensé ([u'il en avait été revêtu aussitôt a[)rès la mort de son ^)^re.

Si(jeliar(l, (|ui écrivait en ()r)2-()(K'5 les Miraciila Sancti Maximini, tombe (léjh dans cette erreur', qui sera commise également par le continuateur de Kéginon^, par Richcr' et par la plupart des écrivains du Moyen Age et des temps modernes +.

On connaît le portrait célèbre qu'a tracé liicher de (liselbertî. Petit de taille et trapu, les yeux et les pieds toujours en mouvement, fourbe, envieux, turbulent, prodigue et ambitieux, tel aurait été le personnage, et l'on ne peut nier que la vie de Giselbert ne confirme en partie l'exactitude de la description que le chroniqueur a tracée des défauts du premier duc national de la Lorraine^. Besoin de s'agiter et désir de s'élever toujours plus haut, voilà deux des traits principaux du caractère de Giselbert; devenir duc d'abord, roi ensuite, telles sont les étapes que franchira successivement son ambition. Avec cela, peu de scrupules et une mobilité excessive, changeant de parti avec lapins grande facilité, et souvent sans que l'on voie les motifs de ses revirements. Brave et audacieux d'ailleurs, et généreux ; les éloges que lui donnent Sigehard, moine de Saint-Maximin7, et Joconde, moine de Saint-Servals*, sont la récompense des bienfaits que (îiselbert avait répandus sur ces deux abbayes.

Quant à Régnier, frère de Giselbert, nous ne savons pas ce qu'après la mort de son père il eut en partage. Il joua d'ailleurs un rôle assez effacé et nous ne le connaissons guère que par les démêlés qu'il eut avec son frère 9.

La mort de Régnier I" détermina peut-être Charles le Simple à quitter la vallée de la Moselle pour se diriger vers la région de la Meuse, où nous le trouvons installé en janvier 916. Il tint à Herislal une grande assemblée à laquelle assistèrent de nombreux prélats et seigneurs lorrains?; Herimann de Cologne, Roger de Trêves, mentionné ici pour la première fois, Dadon de Verdun, Etienne de Liège (ou de Cambrai), Richier, abbé de Prùm, représentaient le haut clergé. Citons, parmi les seigneurs, Wigeric, comte du palais; Ricuin, comte de Verdun; Giselbert; Matfrid,

i. SiGKH.viiD, Mirncula S. Maxiniini, ch. ii (SS., t. IV, p. 281).

2. Dès yaS, la première fois qu'il parle de Giselbert, le continualeur de Réginox le ipialific de duc (p. i^i']).

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