‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 608 sur 764 · B. 19O4 (diplôme pour Trêves déjà mentionné · texte numérisé non relu

B. 19O4 (diplôme pour Trêves déjà mentionné

6. B. 196O, MR. UB., t. I, no 162. Le roi confirmait en outre à l'abbaye l'ensemble de ses domaines, en particulier ceux dont les titres de possession n'existaient plus, soit qu'ils eussent été brûlés lors de l'incendie allumé par les païens (Normands), soit qu'ils eussent péri de vétusté, soit enfin qu'ils eussent été détruits par l'effet de la négligence ; de plus, il accordait à F^rûm \z droit de revendiquer les biens (]ui lui avaient été injustement soustraits. Charles, dans ce diplôm'î, se réfère aux actes de ses prédécesseurs, et nommément à ceux de Pépin le Bref, accordant le droit d'élire l'abbé (B. M. 98), et de Charleinagne concédant l'immunité (B. ^L 193). Le passage de ce diplôme où il est ques ion de la monnaie « propriique numismatis percussuram monetam ex régla haberent auctorilale licentiam », pourrait bien avoir subi une interpolation. Tandis que, suivant Excel et SeknuRE, Traité de numisnintique du Moyen Age, t. I, p. 2G9, les diplômes où l'on trouve les mots proprii (s) nainimiKitis percussura sont ou entacliés de fraude ou complètement faux, Pkou, Cutaloffue des monnaies françaises de la Bibliothèque nationale. Les mon'

GaS LE ufcKiNi: de chaules le slmple (yn-yj;?).

rien', (le ([ui nous le doimc ii supposer, c'est ([ue (lliarles, pour repousser les l)arl)!ires, fit appel aux grands de la France ; il devait donc se trouver alors dans ce pays. IjOs diplômes ne nous Iburnissent à cet égard aucun éclaircissement, car il ne nous en reste pas un seul des quatre derniers mois de l'année, i/invasion dut justement se produire [jcndant cette [)ériotle ; elle est en efl'et le dernier événement de qk) raconté par Flodoard, (pii d'habitude suit exactement l'ordre chronolo(ji([ue. D'après ce clironi(pieur, seul rart'lievè([iie de Reims, Ilérivée, aurait répondu à la convocation du roi, et lui aurait amené cpiinze cents hommes'. Nous ignorons d'ailleui-s si Cliarlos eut à combattre les Hongrois, et nous ne pouvons dire non plus ([uelle [)arlie de la Lorraine ils avaient ravagée.

Ainsi, les grands de la France avaient relusé d'obéir à leur souverain ; ils étaient restés chez eux, au lieu d'aller repousser les envahisseurs, (]ette attitude dénotait un proiond mécontentement, qui allait éclater au grand jour l'année suivante, et se transformer en révolte ouverte. L'agitation allait en outre recommencer en Lon-aiue à l'instigation de Giselbert, et l'intervention d'Henri l'Oiseleur dans les aflaires de ce dernier rovaunie ne fera qu'augmenter le troulde et l'anarchie.

Si l'ambition de Giselbert est la principale, sinon l'unique cause des révoltes qui éclatèrent en Lorraine contre l'autorité de (Charles le Simple, il sendderait, à lire le^ chroni([ueurs, que la défection des seigneurs du royaume occidental eût été provoquée par la faveur insolente dont jouissait auprès de Charles un certain Haganon. Et ce n'est pas seulement Richer qui nous l'apprend > ; Flodoard lui-même le dit en termes formels+. Il convient donc de s'arrêter sur ce personnage.

Haganon était de basse naissance, voilà ce que disent les chroniqueurs, et Flodoard tout le premier». Quant ;i son pays, nous ne pouvons le déterminer avec exactitude ; on a supposé qu'il était Lorrain, et l'hypothèse n'a rien d'invraisemblable^. On ne peut faire fonds, il est vrai, sur

niiies carolingiennes, iiitrod., pp. lxvi-lxviii, en admît rauthînlicité (voir ci-dessus, p. 584, '1- 0- ^'^^ dates de li. 1966 ne concordent pas entre ellîs : la 8" indiclion el la g* année du rèijne de Charles en Lorraine tombent en yao, tandis ([uc la 37* année du rcijne de Charles en France, el la 22" depuis la réintéfjration dans son héritaffe coïncident avec (jiy. Mceii-mku, Rey. Km:, p. i85, cl W'nrii.n, Die Entstelutng, etc., p. 100, n. 3, se prononcent pour yao ; W'aiïz, Jiili bh. H. 1, p. 4y, '!• 2, pour yuj. Le roi d'ailleurs aurait pu, en 920 comme en yiy, se trouver à Lonijchamp le 20 août. Mais nous croyons, c )mine W'aitz, que les deux indications chronoLi(]iques les plus importantes, celles des années du rè()ne comptées depuis le sacre de 8y3 et la Mu>rl d'Eiules eu 8y8, se rapportant à yiy, il convient d'adopter celte dernière année.

1. Fi.onoAKu, lUironicon yiy, (. UI, p. :!, el //. H. I\., \\\\ !\, cli. i/|, I. Il, |>. ôio.

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