‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 607 sur 764 · Voir plus haut, p. 613 et n · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p. 613 et n

3. Plusieurs de ces personnages, Isembard, Ecfrid, sont totalement inconnus. — Fulbert est probablement le seigneur que nous avons déjà vu siégera Heristal le ly janvier yiC). — On peut identifier Christian avec un comte de ce nom (jui souscrit en 928 la charte |>ar Ia([ii('llc (îisrlbert se fait, moyennant diverses donations à Roger, archevècpie de Trêves, recomiaî re par c' dernier la jouissance de Saint-Servais [MR. Uli., t. I, n» i'hj); d'après le récit fabuleu.\ de XViuuki.nd, liv. I, ch. 3o, p. 25, Christian aurait fait prisonnier Giselbert par trahison et l'aurait ensuite livré à Henri l'Oiseleur. — Erchan jer est peut-être le comte de Boulogne {Vila S. Bcriulji, H. II. Fr., t. IX, p. i33). On trouve un CDUite Erchanger mentionné à trois ro]>rises |)ar les Ann. \'ed. 886, 895, 8y0, |)p. 3a4, 35 1, 353. cl par deux diplômes de (Charles le Simple des 21 aoùtyoi et 22 mai yo7 (/{. //. Fr., t. IX, ])p. 4yo et 5o5) ; mais nous n'oserions aflirmer (pie l'Erchanger de 880 et celui de yiy et de y2i ne fassent qu'un seul et même |»ersonnage, ([uoiipie Kalc.kstein semble l'admettre, op. cit., Register, p. 4y8. — Un comte Ermenfrid ligure comme intercesseur dans le diplôme de Charles le Simi)!e |iour Brogne (B. 1972); cet acte est faux, mais il a dû être fabriqué à l'aide d'mi document authentique. — Hunger est i)eut-ôtre le comte de ce nom, ahl)é laie de Saint-Valéry, (|ui, d'après le Cinllia Chrisliana, t. 1\', col. ia35, diniia en yai i\ un certain Albert des biens de ce monastère, à titre de prt-caire. — Est-ce bien le lils de Ricuin (|ne l'on trouve au plaid d'Herislal? On en pourrait douter, a'.lendu qu'un peu plus lard Otton et son pi're lir-cnt cause comnunie avec (îiselberl.

CHARLES PARCOURT LA LORRALNE (yifj). 627

On remarquera qu'à la difTérence du premier plaid tenu en 91 G à Heristal, des évêques et probablement aussi des comtes de la France siégeaient à côté des prélats et des seigneurs lorrains. A cette période critique, Charles avait besoin de faire appel à tous les dévouements et de s'entourer, pour composer ses arm.ées ou son tribunal, de tous les vassaux fidèles, sans distinction de royaumes. L'abbaye fut donc adjugée à l'église de Trêves par les grands ', et le roi, par un deuxième diplôme, en confirma la possession à Roger et à ses successeurs, avec défense formelle de l'usurper à l'avenir ^.

Nous ignorons quelles mesures avait prises Charles pour prévenir le retour de Giselbert ; avait-il confisqué tous les bénéfices et tous les domaines patrimoniaux du rebelle ? Avait-il nommé d'autres comtes ? Régnier et Bérenger, comte du p. Lommensis, avaient-ils pris part à la révolte de leur frère et beau-frère, et furent-ils englobés dans sa disgrâce ' ? Autant de questions auxquelles nous n'avons pas de réponse à fournir. Toujours est-il qu'en juin ou juillet +, Charles ayant réglé comme il l'entendait les affaires dans la vallée de la Meuse, se transporta sur la Moselle. Le g juillet nous le trouvons à ThionvilleJ, de là il passe dans l'Ardenne; le 20 août il est à Longchamp, où il confirme, sur la requête de l'abbé Richier, les privilèges précédemment conférés au monastère de Prûm : droit d'élire l'abbé, immunité et protection royale, droits de battre monnaie et d'établir un marché, exemption de tonlieux et nomination du prévôt^.

Il est probable que Charles était de retour en France, quand se produisit une nouvelle invasion des Hongrois, sur laquelle nous ne savons

1. B. 1962, MR. UB., t. I, n° 160 ; notice revêtue du sceau du palais, non souscrite par Is roi et contresignée par le notaire Radbod en son propre nom. Nous supposons que i( Win'ridus » est « Wigericus », aucun prélal du nom de Wintrid n'étant connu à cette époque.

2. 13. 1964, MR- UB., t. I, a» ig'j3. Cf. Ficker, B&itrxge zar Ufkundenlehre, t. I, p. 129.

3. Nous avons dit que Kalcrstein, op. cit., p. iZi5, supposait que Gérard, abbé de Brogne, qui, d'après la Vitn Gerardi, ch. 5 (SS., t. XV, p. 658), serait allé trouver Robert de la part de Bérenger, aurait été chargé d'une mission se rapportant aux aflaires de Lorraine. C'est attacher vraiment trop d'impor.ance à un témoignage sans valeur historique.

Page 1