FoLcuiN, ibid
11. Ann. Lob. 922 et Folcuin, Gesta abb. Lob. ch. 19 (SS., 1. XIII, p. 233, et t. IV, p. 63). Sur cette affiire, voir les o!)scrvations d'I.MiîAHT uk la Touu, oji. cit. pp. 225-226, a32, 3i5.
64o LE RÈGNK DE CHARLES LE SIMPLE (yi i-.jj3).
septembre, |)tii.s(|iie dès le 8 do ce (loriiior mois on le trouve. in.sl;ill(^ au jialais (rilerislal, où il accorde à l'écjlise de (lauiljrai les petites ahhaves de Maroilles-eu-Fainars et de (Irespin, sur la prière des comtes llagauon, Rodolphe et Sigard '. Nous ne savons j)as du tout par quels moyens il dompta la révolte de (îisell)ert, mais celui-ci fit h (Iliiudes sa soumission, et se réconcilia avec lui, comme nous rap()rend Klodoard ', et comme le laisse d'ailleurs deviner le mémoire du roi sur l'allairede Liège?. Quelles furent les conditions de cette paix? (jiselbert ohtint-il le titre de duc? Nous n'avons aucune preuve ([ue son souverain lui ait reconnu cette qualité. Quant à l'époque de cette réconciliation ou de cette trêve, nous ne pouvons la fixer avec certitude ; elle est antérieure au mémoire de (Charles, mais nous ne connaissons pas la date a laipiclle ces capitula ont été écrits. Il est vraisemblable, d'autre part, que le roi avait fait la paix avec son vassal rebelle, quand il marcha contre Henri l'Oiseleur, et c'est avant la fin de 920 qu'on le trouve campé dans \c pagiis de Worms, qu'il avait envahi +. Giselbert aurait donc été- assez rapidement, en sejjtembre ou en octobre 920, obligé de faire sa soumission.
La paix rétablie dans son l'oyaume de Lorraine, Charles se tourna contre Henri, qui avait donné son appui aux rebelles î. Le roi d'Allemagne avait-il dirigé une attaque contre le territoire de la Lorraine, et essavé par exemple d'occuper l'Alsace^? Toujours est-il que, d'après le continuateur de lléginon, Charles aurait envahi cette province et la partie de la Frnncia soumise à Henri pour se les annexer ; il se serait avancé
1. B. HJ67, R. H. F/-., t. IX, j). ')!^(J. L'abSaye de Maroilles est, donnée à la prière des comtes Hai|ani)ii cl Rodolphe, celle de Grespin à la prière du comte Sigard. En outre, le roi concède à Etienne le droit d'établir des marchés à Maroilles et à Crespin, et d'y percevoir le tonlieu ; enfin, il confère à ces deux localités l'immunité pour le pays qui les entoure dans le rayon d'une lieue. Le Carpentier, Histoire de (laitibrai, t. I, p. 887, dit (jue Haijatmn, Rodolj)he et Sohier (sic) étaient comtes en Hainaut, Artois et Cambrés's. Nous avons déjà dit (juc les comtés d'Haganon et de Rodolphe ne nous étaient pas connus ; Sigard (Sohier) avait le pagiis de Liège et peut-être encore celui ou l'un de ceux du Hainaut ; le Gambrésis avait pour comte Isaac et l'Artois Adalelme.
a. Fi.oDOAKD, Chi'unicon 930, t. III, p. 5.