Voir ci-dessus, p
4. F'i.ouoARr), Chroniron gao, t. III, p. l\. Ge cbronigueur parle de la présence de Charles dans le prigiis de Worms avant la réconciliation du roi et de Giselbert, et même avant la révolte de ce dernier et l'affaire de Liège. Mais il y a lieu de remarguer qu'il a raconté d'mi bloc et les événements relatifs au conflit cpie provocjua l'élection du successeur d'Etienne, et ceux gui concernent la lutte d'Hérivée et d'Erlebald, sans s'in([uiéter de l'ordre c!ironologi([ue. Le début de la cam|)agne de rarchevè(|ue de Reims contre le comte du /tiigiis- (Ui.strireiisis a pu précéder (encore n'est-ce |ias certain) les événements de Liège et de Lorraine, mais la retraite d'Erlebald auprès de Charles est peut-èlre j>ostérieure i\ la souniissiiin des rebelles. Il serait possible aussi ([ue Fi.odoahi) eût conunencé par raconter l'expédition d'Hérivée, parce <|u'il s'agissait de l'archevêché de Reims et (pie le chroni<iueur attache plus d'imi)ortance aux faits ipii intéressent sou église qu'à, tous les autres. Wrr- Tic.u, Die Enislehunij, elc, p. 100, n. 3, et Otte.nthai., lieg. Sti.r., p. t), placent, ce dernier toutefois avec des réserves, l'attaciiu' de Charles contre Henri après sa réct)nciliation avec Giselbert, Kai.ckstein, p. i.'^o, et Wam/, pp. /|H-/|g (cf. |i. fu)), adopleul l'iirili'e iiiverst".
i"). KAiioi.r III raiiitulii, cb. i cl :>. (CC, I. Il, p. 879).
(i. Nous a\ous déjà parlé ])bis baiil des motifs (pii avaient poussé Henri à prendre imc attiliidc boslili- vis-à-vis de Chai'les. Flodoauo ne parle |>as en yao il'uiie lutle entre
CHARLES FAIT LA GUERRE A HENRI l'oISELEUR (920). 64 1
jusqu'à Pfedersheini, dans \e par/us de Wornis, mais les fidèles d'Henri, réunis près de cette dernière ville, auraient marché contre l'agresseur et l'auraient mis en fuite'. Il convient de ne consulter qu'avec beaucoup de défiance ce chroniqueur, qui a commis, pour l'époque dont nous nous occcupons, de nombreuses et graves erreurs, soit de faits,- soit de dates ^. Nous ne croyons pas que l'Alsace fût alors soumise à Henri ; elle appartenait à Charles, et s'il passe par cette province, c'est que, s'il veut s'emparer des paffi francs de la rive gauche du Rhin, réunis à l'Allemagne en 843, il lui est bien plus facile de le faire, en descendant la vallée du Rhin, qu'en partant du pagiis Blesensis ou du/j. Bedensis. Il traverse donc l'Alsace, qui reconnaît son autorité comme ces deuxpagi. Une chose est certaine, la venue de Charles dans le pays de Worms et son retour en Lorraine, puis en France avant la fin de 920. Deux diplômes du 6 janvier 92 1 en faveur de l'abbaye de Maroilles, rendus, l'un à la requête du comte Engelrand, l'autre à la prière des comtes Isaac de Cambrai et Haganon, signalent à cette date la présence du roi dans sa ville de Laonî. Charles avait-il éprouvé un échec + ? Etait-ce la mauvaise saison qui l'avait fait revenir sur ses pas ? Ou bien n'avait-il pas été rappelé en France par les événements dont nous allons parler?
La discorde s'était mise entre deux de ses partisans, qui avaient fini par
Charles et Henri, et les expressions dunt il se sert : « morabatur in pago Wormacensi sedens contra Henricum » (C/wonicon 920, t. III, p. 4) et H. R. E-, liv. IV, ch. 16, t. II, p. 512), sont quelque peu vaques; mais la trêve, puis le traité de paix qu'il fait conclure en 921 aux deux souverains (Chronicon 921, t. III, pp. 6 et 7) prouvent qu'ils avaient été auparavant en guerre l'un avec l'autre. D'après Richer, Hisloriie, liv. I, ch. 20, p. 12, Charles s'était rendu à Worms pour y conférer avec Henri ; une querelle éclate entre Allemands et Français, on en vient aux mains, et les deux rois, qui croient chacun de leur côté à une trahison, se séparent brouillés. Bardot, art. cité, p. 82, n. 2, pense que si Charles est allé à Worms, c'est ou pour combattre Henri, ou pour avoir avec lui une entrevue.