LA UOYAUTÉ ET LE GOUVERNEMENT CENTRAL
pelle, par Zwentihold ' ; en février ou mars <joo, à Thioiiville ^ et en octobre 90G, à Metz, par Louis l'Enfant î ; en janvier 91G et en juin 919, toutes deux îi Meristal , par Charles le Simple +. Nous ne savons si les assemblées réunies à Gondreville en 872, et à Aix-la-Cluipelle l'année suivante, étaient purement lorraines; celles tpii se tinrent k Metz en 878 et en 880 furent fré(picntées par des prélats et des comtes d'autres pays. Ce n'est pas en Lorraine, mais dans la France orientale, k Wonns, tant en S\)\ (pi'en 89"), iju'Arnulf négocia avec les seigneurs lorrains l'élévation au trône de Zwentibokl >.
Le rôle et rimj)ortance de ces assemblées nous sont très mal connus. C'est encore sur leurs pouvoirs judiciaires que nous sommes le mieux renseignés, grâce aux diplômes, relatant les sentences rendues par elles, qui nous ont été conservés. L'assemblée de 898 prononça la restitution de Saiut-Servais k l'église de Trêves, de même l'assemblée de 919; celle de 90G condamna Gérard et Matfrid, coupables de haute trahison, et celle de 9 il) décida la restitution du petit monastère de Siisteren k la grande al)baje de Prûm. Mais ces assemblées n'étaient pas i[ue des tribunaux qui connaissaient des causes des évéques et des comtes." Les rois devaient encore les réunir, soit loi'squ'ils voulaient faire campagne contre les Normands '^ ou contre un Etat voisin, soit encore lorsqu'ils avaient besoin, comme Lothaire II en 8G4, de lever un impôt extraordinaire pour pa^^er aux pirates une contribution de guerre?. Pour ce qui concerne la législation, nous ne savons rien, aucun des capitulaires édictés par les rois de Lorraine ne nous étant parvenu. Toutefois, de ce qui se passait, soit dans les autres États s, soit dans les congrès auxquels participaient tous les princes francs 9, on peut conclure sans craindre de se
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