‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 675 sur 764 · Pour Coblenz, voir la noie précédente · texte numérisé non relu

Pour Coblenz, voir la noie précédente

5. Boppard (Coblenz, Saint-Goar) est qualiQé de Ji se us par B. M. 689.

6. Le mèmiî diplôme nous fait connaître le Jîscus d'Oberwesel , que les Miracala S. Goaris, ch. 5 et 12 (^'■S'., t. XV, pp. 365 et 367) traitent de villa reyia.

7. Sur Sinzig (Coblenz, Ahrvveiler) voir la note 3; cf. B. M. ii36.

8. Crœv (Trêves, Wittlich) est appelé y?*CM* dans B. M. 1459.

9. B. M. II 32 qualifie Awans (Liège, Liège, Hollogne-aux-Pierres) de fiscus. Awans fut donné à Prûm (B. M. ii3i).

10. Le fiscus de Blanduniuin in pngo Leuvensi, donné par Charles le iGros à Stavelot (B. M. 1601) serait Bod''ux, près de Stavelot (province de Liège), suivant Ernst, Histoire du Liinhourg, t. I, p. 3i8, mais Piot, Les Pagi de la Belgique, p. i3o, n'accepte pas cette opinion, Bodeux ayant, d'après lui, dû faire partie du p. Ardennensis. Piot d'ailleurs ne propose aucune identification, tout en rangeant Blandonium parmi les localités du pngus de Liège. Pour ISIûhlbacher, Reg. Kar., p. G27, Blandonium serait Blanden (Brabant, Louvain).

11. RÉGiNON, Chronicon 879, p. ii5, appelle Tbiméon un /isc us regius.

12. B. M. 237, 52G et 738, ainsi que B. i845 et i84(J sont datés de Cispiacum, que les deux derniers diplômes (]ualilient de Jiscus. Cette localité , nous l'avons vu plus haut, p. 432, n. I, doit peut-être s'identifier avec Cbeppy.

i3. Uriau est probablement, soit l'un des deux villages actuels d'Iré (Meuse, Montmédy), soit Aoury (Lorraine, Metz, Pange).

14. Tilly (Meuse, Verdun, Souilly), ainsi ({ue Marcilliacuni et Meinrodum sont donnés comme fisci par Bektaihk, Gesta epp. Vird., ch. 18 et 20 (SS., t. IV, p. 4^).

i5. Marcilliacuni (voir la note précédente) serait, d'après le Dictionnaire topographique de la Meuse, Moncel, hameau de la commune d'.\ubréville (Meuse, Verdun, Clermont-on- Argonne).

16. Meinrodum (voir note i4) serait-il le village actuel de Maral-la-Grande (Meuse, Barle-Duc, Vaubecourt) ?

17. Tusey appartenait au domaine royal, |>uis(|iie cetts localité fut donnée en di>t i>!ir Charles le Simple à sa seconde femm^* Eailgyfu (Fi.odo.vud, Chronicon 938, éd. Lkjkunk, L III, p. 08).

18. Le Jiscus de Remilly fut octroyé par Lothairc 1"' à l'abbaye Saint-.\riu)ul de .Metz (B. M. 1037).

19. C'est un document suspect, il est vrai, la Vita S. Deicoli, ch. i5 (SS., t. XV, p. O78), (jui fait de Marlenheim un Jiscus; mais, en la circonstance, on peut accepter son témoignage.

LE ROI DISPOSE DES TERRES DE l'ÉGLISE. 687

Il n'est pas facile de déterminer quelle était l'étendue de ce domaine. Mais nous devons rappeler qu'aux temps de Lothaire I'"^ et de Lothaire II il était déjà bien appauvri. Du moins ces deux princes le disent-ils en termes exprès, et c'est le motif qu'ils invoquent pour se justifier de prendre les terres de l'Eglise '. Peut-on dire que celles-ci faisaient partie du domaine royal? L'Eglise ne l'admettait pas; d'après elle, le véritable propriétaire des biens d'une église ou d'une abbaye était le saint, patron de celle-ci. Mais les rois paraissent avoir été d'une opinion différente, et, sans s'inquiéter des plaintes et des réclamations des conciles, ils ne se faisaient pas faute, nous l'avons déjà dit et nous le redirons un peu plus loin, de disposer, suivant leur bon plaisir, des terres ecclésiastiques et, pis que cela, des abbayes elles-mêmes.

I. Voir différents diplômes de Lothaire I", B. M. 1029, io58, 1098, et de Lothaire II, B. M. i25o.

CHAPITKE H

l'auistogk.vtie laïque kt les divlsions admlnistratives Les pugi kt les comtés. — L\ Loun.viXE n'kst pas diviske en duchés et n'en

FOHME PAS ENCORE UN. LeS COMTES, LEUR NOMINATION ET LEUR REVOCATION.

Les charges publiques, sans être tout a fait héréditaires, ne sont données qu'aux membres des grandes familles, qui commencent a constituer une caste nobiliaire. — Insubordination et révoltes des grands ; leurs rivalités et leurs luttes.

Au point de vue administratif, la Lorraine, comme le reste de l'empire franc, était divisée en /;r7r// d'inégale superficie. Si \e par/as Virdunensis correspondait peut-être à l'ancienne cioilas des Verodunenses, par contre, toutes les autres civitates lorraines avaient été morcelées, et, depuis plusieurs siècles déjà, en un nombre plus ou moins grand de pagi^.

Ces dernières circonscriptions avaient eu, elles aussi, à subir le même travail de démembrement, travail qui se continuait aux ix= et x^ siècles : on trouve [)arfois deux ou quatre comtés dans le même pa(/u!i, quoique, d'autre part, il arrive qu'un comte administre plnsieurs pagi. Nous savons, par le traité de Meerssen, par exemple, qu'il y avait quatre comtés dans la Hesbaye, autant dans le Bi'abant, et deux dans chacun des pagi suivants, le Masau, le Wabrensis , VOdornensis , le Sarachowa et l'Alsace^. Cette dernière contrée, il est vrai, ne peut être assimilée à un pagus ordinaire, non plus que la Ripuairie, à laquelle les documents donnent souvent le titre de pagas.

Toutefois, l'état de choses que nous présentent d'autres sources ne correspond pas entièrement à celui que décrit le partage de Meerssen. Nous avons déjà vu que cet acte ne mentionnait pas différents pagi, que nous font connaître des diplômes de Lothaire II ou des chartes contemporaines de ce prince?, et que, d'autre part, telle localité placée par un diplôme du 9 novembre 855 dans le p. Lommensis l'était dans le p. Dai^ nau par une charte du 5 octobre 803*. Ce n'est pas tout : l'abbaye Saint-

1. Nous avons cilc, dans les notes du cliapilre 2 du livre II de la 1'» partie, ({uelqucs-uns des ])rinci[)aux otivraijes où est traitée cette (|uestion des pt^'ji- Mentionnons encore B. GuÉuAUi>, Essai sur le système des diiùsions territoriales de la (ùiule ilepuis raye ronidin jiisi/u'ii la fui de la dynastie carolinyienne, l'aris, i83a, iii-S», et Lo.ng.m»', (léoyra/iliie île la (îaule au Vl'^ siècle, Paris, 1878, in-S". — Le paytis Or/iensis, o» Horiieitsis, ([ui lirait son nom de l'Oiiie, jietil allluenl de tjauche de la Moselle, avait peut-être elé formé aux dépens du /). Virdunensis ; voir Longnon, Atlas historique, le.Me, p. 1 ly.

2. Voir Diinsio reyni JIl<dharii II, CC, t. 11, pp. kjA et lyô.

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