Se reporler à la IV^ partie, liv. II, ch. i
Gqu l'aiustocuatie laïque et les divisions administratives.
Nous l'avons th'jii dit, les comtes clianjés (radmiaistrer un ou plusieurs piKji étaient ii l'origiue de simples ronctionnaires, que le roi luimmait et qu'il pouvait révoquer'. Dans ({uelle mesure les souverains de la Lorraine ont-ils usé de l'un et l'autre droits, voila ce que nous allons examiner, et tout d'abord, quand un de leurs comtes mourait, disposaient-ils selon leur bon plaisir de sa charge et de ses bénéfices, les donnant à qui ils voulaient, ou l>icn au contraire étaient-ils obligés d'en revêtir l'héritier du déCunt, ([ue ce IVit son fils ou un de ses parents? En d'autres termes, l'hérédité des l'onctions était-elle devenue une règle, dont les rois ne pouvaient se départir sans s'exposer à des révoltes ? Pour répondre à cette question, il faudrait connaître tous les comtes des jKKji de la Lorraine depuis 843 jus([u'en 928, et savoir en particulier les i-apports de parenté qui existaient entre ceux qui ont administré la même circonscription. Or, il n'y a qu'un très petit nombre de pogi dont les documents, diplômes ou annales, nous lassent connaître, nous ne dirons pas tous les comtes, mais seulement deux ou trois, pour la période qui nous occupe ; encore ignorons-nous le plus souvent si ces deux ou trois comtes appartenaient à la même famille.
En Frise, nous rencontrons deux dynasties étrangères, l'une normande, l'autre saxonne qui se sont succédé dans le gouvernement du pays : la première est représentée par l'ancien roi de Danemark Heriold,son frère Roric, ses fils Godfrid et Rodolphe, la seconde par les deux frères Eberhard et IMeginhard, si toutefois, ce qui n'est pas certain, ces comtes ont gouverné la Frise 2. Une troisième famille, indigène celle-là, après avoir été subordonnée aux deux premières, finit par s'aflranchir de toute autorité autre que celle du souverain ; à celle-ci appartiennent Gerulf I*% Gerulf II et ses fils Waldger et Thierry P^ Mais entre Ansfrid et Dodon qui administraient \e pagus Batiia le premier en 855 3, le second en 897+, entre Matfrid comte an p. Eijlensîs en 855 s et Alboin, que l'on trouve à la tête du même pagiis eu 898^, y avait-il des liens de parenté? Nous l'ignorons. Le pagus Meginensis a eu pour comtes — en 888 Meingaud, celui-là même qui fut assassiné par Albéric quatre ans plus tard? ; en 89^-895, un autre Meingaud, très probablement le fils du précédent^ ; en 912 Rérenger, que l'on peut identifier avec le gendre de Régnier 9; en 928 un