‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 692 sur 764 · Voir IV" partie, liv. II, cli, a · texte numérisé non relu

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PROVINCES, DIOCESES ET ARCHIDIACONES. yOI

tiques ne brisaient pas pour cela les liens qui unissaient la métropole à ses divers suffragants. Ainsi, après 843, Cambrai ne cessa pas d'être soumis à Reims, Strasbourg à Mayence, Minden, Munster et Osnabriick à Cologne. Seulement, de cette situation pouvaient naître, lorsqu'il s'agissait de pourvoir à un siège vacant, des difficultés et des conflits : il suffit de rappeler ce qui se passa à Cambrai de 862 à 806 ', à Strasbourg en 918 ^ ; nous verrons bientôt l'affaire de Cologne (84i-85o) 3.

De même que la province comprenait plusieurs diocèses, de même quelques-uns de ces derniers commençaient, au ix= siècle, semble-t-il, à se subdiviser en archidiaconés. A cette époque, en effet, on trouve dans quelques évêchés, non plus un seul archidiacre, dont la juridiction s'étendait sur tout le diocèse, mais plusieurs, deux, trois ou quatre. On peut admettre qu'ils s'étaient partagé le diocèse et que celui-ci était divisé en autant de circonscriptions qu'il y avait d'archidiacres. Pendant la période qui fait l'objet du présent travail, il n'y a en Lorraine que la province de Trêves où se constate la pluralité des archidiacres dans un diocèse, d'abord à Metz, dans un acte du i5 juin 797 (?) qui mentionne deux archidiacres*, puis à Toul, où deux chartes du 5 novembre 91 G (?) nous font connaître l'existence du primicier et de quatre archidiacres 5. Des documents de 924 et de 92G nous apprennent, le premier que le diocèse de Trêves comptait alors quatre archidiacres^, et le second que celui de Verdun en possédait deux 7. Dans la province de Cologne, on ne trouve plusieurs de ces dignitaires dans un diocèse que beaucoup plus tard, vers

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