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gie elle-même furent h. peu près délaissées ; il parut peu de travaux, et ils n'eurent c[u'une valeur médiocre '. L'architecture, l'orfèvrerie, la miniature et la calHyrapliic ne furent pas moins atteintes, la première surtout, car si l'on releva les édifices brûlés parles Normands, on le fît k la liAte et grossièrement. Les artistes deviennent rares ^, et leurs œuvres sont moins fines que celles de leurs prédécesseurs?. De ce côté encore, il y a un recul, un retour à la barbarie, dû aux causes que nous ennuierions plus haut, guerres et incursions normandes. Ce n'est pas durant une période troublée, dans un pays désolé que peuvent s'épanouir les lettres et les arts. On n'a i)as plus de goût à les cultiver que d'argent pour en acquérir les produits. Des gens préoccupés par la crainte d'être à tout instant dépouillés, traînés en captivité ou mis à mort, n'ont plus qu'un souci, préserver leur existence, menacée par tant de dangers, et ils vivent au jour le jour d'une vie purement animale.
En racontant le règne de Lothaire II, nous avons parlé du rôle important que la papauté avait joué k cette époque dans les affaires ecclésiastiques de la Lorraine. Nicolas I" déposa les archevêques de Trêves et de Cologne, et bien que la sentence qui avait frappé les deux prélats ne fût pas régulière, elle ne souleva aucune protestation dans l'épiscopat franc. Nicolas n'alla d'ailleurs pas plus loin, et il ne pourvut pas lui-même les sièges qu'il avait privés de leurs titulaires. L'acte d'autorité qu'il avait accompli ne fut renouvelé par aucun de ses successeurs. Si Jean X déposa Hilduin, bien que ce dernier eût été consacré évêque de Liège, s'il lui substitua Richier, qu'il consacra lui-même, il ne le fit que sur la prière de Charles le Simple ; c'était un service qu'il rendait k ce prince, dont il consolidait l'autorité, au lieu que Nicolas, par son coup d'Etat, avait ébranlé le trône de Lothaire II. On ne peut donc pas rapprocher la façon d'agir de ce pape de celle de Jean X.
Rappelons encore qu'Adrien II et Jean VIII firent attendre plusieurs années le palliiim k Bertulf et k Willibert, qui avaient remplacé le premier Theutgaud et le second Gunther ; que Nicolas I'' confiima l'union
1. Le seul écrivain, à ia fois liistorien et théologien, que nous pulsions citer est Réginon, abbé de Prum, auteur d'une Chrcniqtie, que nous avons eu fréquemment l'occasion de citer, d'un ouvrage sur la mnsi(|ue, De Itfirinonicu institulione, et d'un recueil de canons, IJhri duo (le synofldlibus r<iiisi.s et (/isci/)tinis ecclesiaslicis. On peu! encore mentionner BKKTAniK, l'auteur des Gesla episcofiurtiin Virdunensiurn. Le poole Skdui-ius était, comme l'indique son surnom de Si;ottus, un étranger, originaire d'Irlande d'ailleurs, el non d'Ecosse.
2. Citons le prêtre et artiste Siqinand, ([ui reçut d'Ariuilf l'abbaye de Siistcren (H. -M. i8o(i); nous ignorons du reste quel art cultivait Siginand.
3. C'est pourtant à cette époque cpi'ont été faits le calice, la patène et l'évangéliaire de saint Gauzlin, évècpie de Toui, aujonrd'luii à la cathédrale de .Nancy, divers évangéliaires calligrapliiés et ornés de miniatiu'i's par des moines de Saint-Martin de Metz, et dont l'un, oflert i'i Charles h' Chauve et domié par ce prince :\ la cathédrale de Metz, se trouve aujoui^ d'hui à la liihliotliJMpie .Nationale. Mentiomions enliii deux intailles gravt'-es, au nom de Ijotliaire II ; l'une de ces gemmes est conservée par le U'esor de lu cathédrale d'.\ix-la- (Ibapelle, l'autre par le Musi'-e l>ritannit[ue (IJahki.o.n, La (l/i//)tii/ue à rè/nx/ue inérorinyienne et ciiriilini/ir/tiir, .[<■. l. It. L., Coiii/tte rendu de iS'.t.'i, IN'" série, t. Wlll, pp. /,09-4ii).