Catal. arch. Col. I {SS., t. XXIV, p
halil', tandis qu'un autre acte du 3 janvier 8/42 le représente comme déjà mort ^. C'est donc vraisemljtablemeiit on 8/41 tiuo ce piélat rendit son Ame h Dieu.
La même charte du '.^ janvier 84^ nous apprend que Cologne avait un nonv(d ar(li('\'(M[nc, i^iutl)ert, (pii s'intitule « electus e[)iscoj)us ad Colonie urhis sodem », et que ce personnage était le neveu par sa mère d'Hathahald. La charte de Liutbert est datée de la deuxième année du règne du roi Lothaire. Le nouveau prélat reconnaissait donc l'autorité de ce prince, et prol)al»lement il devait son siège à ce même Lothaire. Malgré sa défaite à Fontenoy-en-Puisaye, l'empereur se maintenait sur la rive gauche du Rhin ; il ne quitta le pays que vers le milieu de mars 8^2, après que ses deux frères eurent, le 18 de ce mois, forcé le passage de la Moselle'. Nous trouvons quelques jours plus tard, le 26, Louis le Germanique installé à Aix-la-Chapelle +. On sait qu'à ce moment Louis et Charles firent de l'empire franc un partage qui, très vraisemblablement, attribuait Cologne au premier des deux princes 5,
Quelle fut alors la conduite de Liutbert ? Il est probable que, voyant Louis maître du pays et croyant perdue la cause de Lothaire, il aura reconnu l'autorité du nouveau maître de la Ripuairie ; il aura été de ceux qui bon gré mal gré changèrent de parti, et que Lothaire, revenu dès le mois d'août dans l'ancienne Austrasie*, punit de leur défection en les dépouillant de leurs bénéfices 7. Nous ne voyons pas d'autre façon d'expliquer pourquoi Liutbert perdit l'archevêché de Cologne et fut remplacé par Hilduin.
On trouve, en effet, dans les Ann. Colon, brevissimi, à l'année 842, la mention : « Hilduinus accepit episcopatum Colonise ^. » Cet Hilduin ne peut être que le chef de la chancellerie de Lothaire I^"", qui figure comme intercesseur dans deux diplômes de ce prince pour Saint-Denis, du 21 octobre 843 et du 3 janvier 848, avec la qualification de « vocatus