Ann. Xant. 864, SS., t. II, p
9. Les Ann. Col. brevissinii 800, SS., t. I, p. 97, donnent l'année et le jour ; le Calai, arch. Colon. I, l'année seulement {SS., t. XXIV, p. 388).
']liÙ APPENDICE II.
giule (le Hoim, comme l'avaient possédée ses préJécesscurs. On en trouve la preuve clans trois chartes pour cet établissement religieux, deux du !"■ juillet 854 et une du (j novembre 85()'.
L'une de celles (pii portent la date du i" juillet 804, est souscrite par un abbé Ililduin, qui est vraisemblablement l'ancien archevêque élu de (^.oloyne, l'ancien abbé de Bonn. Il était abbé de Bobbio*, c'est ce qui explitjue le titre qu'il prend dans cet acte. Hilduin conserva la direction de la chancellerie jusqu'il la lin du règne de Lothaire l*'', mais il la perdit k la mort de ce prince, et on ne sait pas ce qu'il devint, à moins que ce soit lui cet Ililduin qui, en 805, (juitta le service de Lothaire II pour celui de (Hiarles le Chauve, à qui il acheta l'abbaye de Saint-Bertin 5.
I, Voir ci- dessus, p. 74», n. 3.
a. Ce (jiii le donne à supposer, c'est qu'il liijure comme intercesseur avec le titre d'abhé dans un diplôme, faux il est vrai, de Lothaire !"' pour Bobbio, mais (jui a été fabriipn': d'après un acte aulbeMti(pie (H. M. 1092). Hilduin est encore (lualific d'abbé dans deux diplômes de Lothaire I" [)Our l'église de Lyon (B. M. 1122, ii23).
3. Sur cet autre Hilduin, voir p. 2o3, n. 2, et pp. 358 et suiv.
ÉTYMOLOGIE ET FORMES LATIiVES DU MOT (C LORRAINE )). PAYS COMPRIS DANS LA LORRAINE.
Le pays qu'avait gouverné Lothaire II était avant tout une terre franque; il avait été dans l'empire carolingien le cœur et le centre delà Francia et, plus que toute autre contrée, il avait le droit de conserver ce nom glorieux qu'avaient illustré ses enfants. Lothaire I" avait, dans ses actes, compté ses années de règne en Francia à côté de ses années de règne en Italie', mais Lothaire II n'indiqua pas dans la formule de dates le pays qu'il gouvernait, et dans l'adresse il ne prit pas non plus le titre de « rexFrancorum ». Les annalistes le désignent comme « rex Franciœ^ » et lui-même s'intitule a rex Francorum » dans une intaille gravée par son ordre, qui, après avoir appartenu k l'abbaye de Waulsort, se trouve actuellement au Musée Britannique 3. Zw^entibold ne se qualifia pas de roi des Francs, ne compta pas non plus ses années de règne en Francia^, mais Charles le Simple, qui avant 911 prenait simplement le titre de « rex », le remplaça, une fois maître de la Lorraine, par celui de « jrex Francorum » >. Frédéric, devenu en gSg duc de la Haute-Lorraine, s'intitula « electione Francorum dux ^ », et les Miracula S. Gisleni, du XI* siècle, disent de Giselbert : « ducatum gerebat FranciajV ». Ces exemples, que nous pouriMons multiplier^, prouvent que l'on n'avait pas oublié, aux x= et xi' siècles, le caractère franc des régions qu'arrosent la Meuse et la Moselle. Pourtant, une autre dénomination avait déjà prévalu.
Très souvent, au ix* siècle, on désignait un Etat par le nom de son sou-