Voir ci-dessous
4. Ann. Alamann. gii et 912 {SS., t. I, p. 55), Widukind, Res gestœ Saxonicm, liv. I, ch. 3o, p. 25, liv. II, cil. i5, 22, 23, 33, pp. l\h, 48, 49. >^3, liv. Ill, ch. 17, p. 64- Giselbert est appelé « dux Lothariorum » dans un diplôme d'Otton l^'^ pour Utrecht, de 986 (0'. 0, DD., t. I, p. 94).
5. CoNT. Reg. 939, 940, 944, 953, 954, yOi, pp. lOo, lOi, 1O2, 1O7, 1O8, 171; Flodoard, Chronicon 920, 922, 923, etc., t. III, pp. 4. 5, 9, 10, 11, 12, i3, i4, i5, 18, 20, etc.
6. Ann. Alamann. (cod. Turic.) 912, Ann. Aug. 939 {SS., t. I, pp. 55 et 69) avec les formes « Hlulharingi » et « Lolharinrji u. On trouve « Lotharingorum « et « Lutharingorum » dans des diplômes d'Otton lII, de 99O pour Freising, 22 mai, et pour Salzbourg, 29 mai (0'". 197 et 208, DD., t. II, pp. ôo5 et O19). On trouve aussi l'adjectif lotharingicus employé pendant la seconde moiti»" du x'' siècle. On lit « cum lotharingico exercitu » dans la charte (inédite) de Milon pour Saint-Vanne de Verdun (Bibliolhècpie Nationale, Collection Moreau, t. X, fol. 483 recto).
7. Antapodosis, liv. II, ch. 18, p. 35, et Historia Ottonis , ch. i4 et 21 , pp. i3i et i35.
8. « Lotharii regnum u se trouve d-ins la Vita Johannis Gorsiensis, ch. 43» dans la Vita Adalheronis II Mcttensis episcopi, ch. i5, dans Thiktmau, Chronic^m, liv. II, ch. a3, p. 32, et dans les diplômes d'Otton I" pour Trêves de 95a, et d'Otton II jiour Saint-Vanne du 3 juin 980 (O'. i4o et O". 218, DD., t. I, p. 221, et t. Il, p. 247).
9. Conrad est ipialifié de « dux Lodariensis u dans un dij>lôme d'Otton I'"' pour Oorze, (lu i3 juillet 945, de « dux Lotharientis regni » dans un acte rendu le i5 mai ()49 par le même ])riiice |)0ur Trêves ; Olton lui-même s'intitule « re.x Lothariensium » dans u« diplôme original pour Saiat-l'ierre de Metz (pii , il est vrai, n'a pas été rédigé par la chancellerie royale (()'. 70, 110, 210, DD., (. 1, pp. i5o, 193, 289). Nous rencontrons « Lothar'ense regnum » dans un diplôme d'Otton II |K)ur (îi)rze du aO septembre 98a (O". 280, DD., t. Il, |). 3:iO); dans Gehmkut. Kpistoliv, él. IIavkt, n"» 3i, 35, 57, (>3, i38, et V, pp. 28, 34, 54, Oi, 124 et 24a; dans la Vita S. (liuiiliv, H. II. Fr., t. I.K, p. i4y- Ajoutons (pie |>lusieurs ducs de la Haute-Lorraine prennent le titre de 1 du.\ l^olharien-
• sium » ; c'est le cas de Frédéric I"' dans des chartes du 8 septembre ()0a pour Sainl- Mihiel, du aO oclobre yOG pour Bouxicrcs-aux-Uamcs. On le trouve ainsi ([ualitié dans
ÉTYMOLOGIE ET FORMES LATINES DU MOT « LORRAINE ». '^l\Ç)
de Loiharia^ continuèrent encore d'être en usage pendant un certain temps, soit dans les annales et chroniques, soit dans les diplômes et chartes. Au xi« siècle, Lotharingia finit par prévaloir, sans faire complètement disparaître Lotharia ^.
Est-ce de Lothaire P"" ou de son second fils que l'ancienne Austrasie a pris son nouveau nom? Du vivant de ces deux princes on trouve leurs Etats appelés regniim Lotharii ou Lotharii regnum'>, mais, comme nous l'avons dit, on parle également du regnum Ludowici et du regnum Karoli. Après la mort de Lothaire II, on continua de se servir de l'expression Lotharii regnum, le plus souvent sans spécifier*, mais quelquefois aussi en ajoutant soit régis 5, soit imperaloris, comme le fait dans différentes lettres le pape Adrien 11^. Ce qui est plus surprenant, c'est qu'un Lorrain, l'abbé de Prûm Réginon, qui appartient à la seconde moitié du IX* siècle et aux premières années du x^, dise dans sa chronique à l'année 842 : « Lotharius... regnum sortitus est, quod hactenus ex ejus vocabulo Lotharii nuncupatur », et à 855 : « Equivoco vero, id est Lothario, regnum, quod ex suo nomine vocatur concessit (Lotharius imperator)7. » On trouve cette opinion reproduite par les chroniqueurs dont les auteurs ont directement ou non puisé dans Réginon, telles que les Annales Mettenses 842 et 855, Mariannus Scottus, Hugues de Flavigny, Sigebert de
la charte du 17 avril 968, par laquelle le comle Sigfrid reçoit Luxembourg de l'abbaye Saint-Maximin ; son fils Thierry, dans une charte pour Saint-Mihiel du 20 novembre 1006, est traité de « dux Lothariensis regni «. Gérard d'Alsace, faisant le 11 avril 1067 une donation à Echternach, se ijualifîe encore de « dux Lothariensium « (De l'Isle, Histoire de l'insigne abbaye de Saint-Mihiel, p. 44o ; Galmet, t. I, preuves, col. 877 ; MR. UB., t. I, n0 2ii; De l'Isi^e, op. cit., p. 482 [erreur pour 446]; Galmet, t. I, preuves, col. 463). Le fils de Gérard d'Alsace, Thierry II, s'intitule « dux Lotharingorum » dans une lettre au pape Pascal II, et « dux Lotharingiœ » dans une charte pour l'abbaye de Bouzonville (Galmet, t. I, preuves, coll. 586 et 019). Gette dernière qualification fut celle que prirent régulièrement ses successeurs. Quant aux ducs de Basse-Lorraine, ils se qualifient de ducs, mais sans spécifier de quel pays, jusqu'à la fin du xi" siècle. Au xii^, ils s'intitulent « dux Lotharingiœ ». Voir Cartulaire de Saint-Lambert, t. I, n<" 25, 53, 58, 75, 99, iio, 175-177; Mm.ïus, Op. dipL, t. II, p. 675; t. III, p. 26, etc.
1. C'est dans la Basse-Lorraine (jue ce nom fut surtout usité; on le trouve dans Laurent de Liège, Gesta epp. Vird., cli. i, 2, etc., dans Joconde, Translatio S. Servatii, ch. 18, 19, 22, 24, 4o, 54, 56, 66, etc., dans la Vita Friderici episcopi Leodiensis (SS., t. X, pp. 491, etc., t. XII, pp. 98, 99, io5, ii3, ii5, 119, etc., et p. 5o2).