ieschiednis van het Nederlnndsche Volk, t. 1, p. loa
30. Histoire du droit et des institutions de In Lorraine et des Trois-Fi'èchés, t. i. p. 3. 3i. Stemmata Lotharingi;e ac Barri ducum, {°^ lOo r'» et 17a r'o.
32. Dans sou édiliou de la Chronique de Kéui.no.n, p. 70, n. 4-
33. Histoire de Cambrai, t. I, p. 63. 34- Histoire de France, t. 1, p. 444- 35. T. I, p. 207, 11. I. Cf. p. 3oo.
PAYS COMPRIS DANS LA LORRAINE. ']bl
Le pays qui a pris le nom de Lorraine ne formait qu'une partie des États de Lothaire I*', la chose est incontestable; toutefois, comme depuis 843, ce prince n'a pas cessé de résider dans la Francia, la future Lorraine, il a pu contribuer k faire donner au pays le nom que celui-ci a gardé. Mais enfin, si le père de Lothaire II avait été un Louis ou un Arnulf, l'ancienne Austrasie ne s'en serait pas moins appelée Lorraine ; il n'en aurait certainement pas été ainsi, à supposer que, Lothaire I" gardant son nom, celui de ses fils qui eut en partage la rive gauche du Rhin se fût appelé Charles ou Carloman. C'est donc Lothaire II que l'on peut regarder comme le véritable parrain de ce pays.
Pendant les premières années qui suivirent la mort de Lothaire II, le terme de Lotharii regiuim s'appliqua naturellement à l'ensemble des contrées qu'avait gouvernées ce prince. Mais bientôt la signification de ce terme se restreignit et, vers la fin de la période dont nous avons fait l'histoire, il ne désignait plus, semble-t-il, que les territoires francs compris entre le Rhin, la Meuse et l'Escaut.
Nous avons vu plus haut que la Coutinuatio Ratisbonen^is des Annales Fiildenses, parlant de l'État constitué par Arnulf au profit de son bâtard Zwentibold, distinguait \a Biirgundia du Hlotaricivn regnuni^. La chose s'explique facilement, les pagi bourguignons qui avaient été soumis a Lothaire II formant depuis 888 un royaume indépendant. Mais on a plus de peine k comprendre qu'en 912 les Annales Alamantiici (codd. mod. et ver.), qu'en 917 les Ann. Augienses et le Cont. Reginonis distinguent l'Alsace de la Lorraine, attendu que le pays compris entre les Vosges et le Rhin avait jusqu'alors été une province de ce dernier État^. Il est probable que l'Alsace fut politiquement détachée de l'ancien royaume de Lothaire II au temps d'Henri l'Oiseleur ou d'Otton le Grand. Aucun des diplômes du premier de ces princes pour une église ou une abbaye des diocèses de Strasbourg ou de Râle ne nous est parvenu ; nous n'en possédons qu'un seul d'Otton I" antérieur k g56, année où mourut Robert, le dernier des archevêques de Trêves qui aient été archichanceliers pour la LoiTaine. Cet acte, rendu le i3 février 968 en faveur de l'église de Strasbourg, est contresigné au nom de Frédéric, archevêque de Mayence et archichancelier pour l'Allemagne 3. Ajoutons que l'évêque de Strasbourg Erchenbald (960-991), qui rédigea un catalogue versifié de ses prédécesseurs, qualifie de Lorrain Ricuin, le successeur de Godefroy4; c'est donc qu'k l'époque où écrivait Erchenbald les Alsaciens se considéraient déjk comme distincts des Lorrains.
Là Frise, qui, tout d'abord, n'avait pas reconnu l'autorité de Charles le Simple, finit par se soumettre k ce prince 5, et après 928 elle continua de