Voir ci-dessus, pp
rnstcM" unie ii la Lorraine. Nous voyons, en cllVt, le duc Giselbert intervenir dans le diplAnie par le([uel Otton 1" octroya à Hakleric, évéque d'IJtreclil, le droit de battre monnaie'; trois ans plus tard, le (bonite (Vison Thierry se joijjnit ii (jiiselhert et aux comtes Isaac (^t Otton [)our aller oflrir à Louis d'Outrenu'r la couronne de Lorraine^. Les diplômes concernant Utrecht nous apportent d'autres témoignages en faveur de notre manière de voir. Il ne nous en est parvenu qu'un seul d'Henri l'Oiseleur, et justement il n'a pas la recogm'tio de l'archichancelier'; mais, sur huit actes d'Otton I*"" antérieurs à (j50, deux seulement sont contresignés au nom de Frédéric, archichancelier pour l'Allemagne, ceux du 17 juillet et du 26 novendjre 944^; encore est-il bon de faire observer qu'ils appartiennent à une période (944-94^) pendant laquelle Frédéric a remplacé, nous ne savons d'ailleurs pour quels motifs, Robert à la tête de l'archichancellerie lorraine. Un autre privilège, du 20 avril gSo, porte la recogm'tio de Wicfrid, archevêque de Cologne et métropolitain d'UtrechtS; c'est en raison de cette dernière qualité que l'on trouve son nom au bas du diplôme. Mais, d'autre part, il n'y a pas moins de cinq actes, rendus respectivement en 986, 989 (2 janvier), 948 (i" avril), 949 (80 juin) et 953 (21 avril), qui sont contresignés au nom de l'archevêque de Trêves Robert ^. Ils constituent k nos yeux une preuve suffisante qu'à cette époque Utrecht et la Frise, dont cette ville faisait partie, étaient regardées comme se rattachant k la Lorraine.
Plus tard, quand celle-ci eut été divisée en deux duchés, les comtes frisons furent-ils soumis k l'autorité des ducs de la Basse-Lorraine? Nous n'oserions pas l'affirmer.
Il est également assez difficile de dire quelle était vis-k-vis des ducs la situation des prélats qui avaient obtenu la concession du comté de leur ville épiscopale. Peut-être les ducs de Haute et de Basse-Lorraine conservèrent-ils, en tant que chefs militaires, quelque autorité sur les simples évêques, mais il semble que les archevêques de Trêves n'ont dépendu des premiers k aucun degré, pas plus que ceux de Cologne n'ont été soumis aux seconds. Peu k peu, d'ailleurs, les principautés ecclésiastiques furent tout k fait soustraites k la domination des ducs.
Il en fut de même pour bon nombre de ""seigneuries laïques, en particulier pour celles du bassin inférieur de la Moselle et de l'ancienne Ripuairie, ainsi que pour le comté de Bar. Et de cette façon les duchés de Haute et de Basse-Lorraine finirent par ne plus comprendre qu'une petite partie des anciens Etats de Lothaire IL Même au xm* siècle, comme nous l'avons dit, la Basse-Lorraine ou Lothier ne fut plus connue que sous le nom de Brabant. Il ne resta donc, en définitive, que le pays for-