Lib., etc., ch. 7 {SS., t. IV, p
Le récit île 1\icher et celui de la Vita Johannis Gorzlensis difTërent sur plusieurs points l'un de l'autre : dans le premier, Blidulphe est qualifié de priniicier, il va directement dans les Vosges, sans passer par une abbaye; enfin, il a pour disciples Guillaume et Acheric, dont nous allons reparler ; dans la Vita, Blidulphe est qualifié d'archidiacre, il va d'abord à Gorze, puis a Saint-Maximin, et c'est Gundelaidx qui l'accompagne. Mabiluon, qui tout d'abord, dans les .1.1. SS. 0. S. B.^, avait paru attacher une certaine importance à ces difFérences, et n'avait pas osé identifier le Blidulphe de Bicher avec celui de la Vita, se prononce avec raison pour l'anirmative dans les Ann. 0. S, B.^.
La qualité de primicier ou de princier et celle d'archidiacre ont fini par n'en l'aire qu'une dans le diocèse de Metz : le primicier est le premier des archidiacres. Peut-être n'en était-il pas encore ainsi au x* siècle, mais certainement les deux dignités pouvaient appartenir au même personnage, comme le prouve la charte de Robert, évêque de Metz, pour l'abbaye Saint-Arnoul : Gontbert est qualifié de primicier et d'archidiacre, et, fait à noter, il souscrit l'acte avant les autres archidiacres 3. Le primicier Everin ou Evorin souscrit, immédiatement après l'évêque Adalbéron P', quatre chartes de ce prélat, dont l'une concerne Gorze*, et les trois autres Saint-Arnoul 5. La première en date de celles-ci est du i5 mars 942^, celle de Gorze antérieure k cette dernière année. C'est donc avant 942 que Blidulphe aurait renoncé k sa dignité de primicier ; peut-être l'occupait-il encore en 988, car dans la charte rendue le 16 décembre de cette année par Adalbéron en faveur de Gorze, Everin n'occupe encore que la situation de chancelier ; c'est lui qui a rédigé l'acte. La souscription du primicier fait d'ailleurs défaut 7. Aucun document diplomatique ne mentionne Blidulphe, si ce n'est peut-être la charte déjà citée pour Saint-Arnoul du i5 mars 942, où on lit après la souscription du primicier Everin, celle d'un abbé Blidulphe. Mabillon, dans ses Ann. 0. S. B.^, croit que ce dernier n'est autre que l'ancien primicier, mais de quel monastère aurait-il été abbé ? Ce ne pourrait être de Belmont, si, comme le prétend la Vita Joh. Gorz., Blidulphe ne se retira dans les Vosges qu'après 947.
Nous ne croyons pas devoir attacher d'importance aux deux autres objections que l'on pourrait formuler contre l'identité du primicier et de l'archidiacre : il est dit du premier dans Richer qu'il se rendit k Belmont