‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 748 sur 764 · Girard de Huu.ssillun, H. II. t. VIII, |). u/|.'), n · texte numérisé non relu

Girard de Huu.ssillun, H. II. t. VIII, |). u/|.'), n

4. LiiilIVid vivait encore an iléhiit de 80.") (.!««. Be.rt. Sôf), p. 70), tandis ((lie le diplôme rendu par Lothaire le kj mars SCid en faveur di; Moutiers-Uranval, parle de lui comme d'un homme d(';jà trépassij (B. M. 1275).

.''). Voir p. 289, n. 1 et p. 356.

G. ce, t. I, p. ifiA-

LE FAUX DIPLÔME DE LOTHAIRE II POUR BELMONT (ÉCHERy). 767

Lorrain, et un comte Leutard, que Lothaire II envoya en 86 1 à Charles le Chauve'. On ne sait rien sur ce ou ces grands.

Jusqu'ici nous n'avons, il faut bien le dire, trouvé aucun argument sérieux à faire valoir contre le document qui nous occupe. Arrivons enfin aux preuves décisives.

Le diplôme pour Belmont est rendu sur la prière du vénérable Ackrich et du doyen Hesson. Ces deux personnages n'ont pas été inventés par ViGNiER, car nous les trouvons mentionnés par Richer le moine de Senones, qui a écrit l'histoire de son abbaye. Seulement, nous allons voir que d'après ce chroniqueur ni Ackrich, ni Hesson n'ont vécu au temps de Lothaire II, et que Belmont (Echery) n'existait pas encore au ix^ siècle.

D'après Richer, Blidulphe, primicier de l'église de Metz, renonça à sa charge, et se retira dans les Vosges, où il éleva un prieuré qu'il appela Belmont, et une église. Des disciples vinrent vivre sous sa direction, et parmi eux Guillaume et Acheric^. Nous reviendrons bientôt sur ces deux personnages. Mais, avant d'aller plus loin, il convient d'examiner à quelle époque se place la fondation de Belmont. Richer avait parlé, dans un chapitre précédent, de la restauration de la vie monastique à Moyenmentier par les soins de Frédéric P% duc de Haute-Lorraine (959-978), qui confia l'abbaye à un moine de Gorze, nommé AlalbertB; il aborde ensuite l'histoire de la fondation de Belmont par Blidulphe, et il commence ce nouveau chapitre par ces mots : « Eodem vero tempore extitit Blidulphus, etc. » Or, la Vita Johannis Gorziensis parle d'un archidiacre de l'église de Metz, nommé aussi Blidulphe, qui, à la suite d'une grave maladie, serait entré à Gorze, que gouvernait l'abbé Einold (gSS-g??). Avec Gundelach, d'abord moine à Fulda, puis à Saint-Maximin, enfin à Gorze, Blidulphe se rendit sur l'ordre d'Einold à Saint-Maximin, alors dirigé par Ogon, qui devint évêque de Liège (9^5-947)+. Après la mort d'Ogon, par suite en 947 au plus tôt, Blidulphe et Gundelach retournèrent à Gorze, qu'ils quittèrent au bout de peu de temps, pour se retirer dans les Vosges, où ils fondèrent un ermitage. Après avoir vécu là pendant dix ans et plus, Blidulphe mourut, et son compagnon l'ensevelit dans l'ermitage, où il continua lui-même de résider '. Une troisième source, le Liber de S. Hildulfi successoribns, ne dit rien de la fondation de Belmont; mais, racontant la restauration de la vie monastique à Moyenmoutier par les soins d'Adalbert, il mentionne au nombre des religieux que cet abbé réunit autour de lui Blidulphe, jadis primicier de Metz, et Gundeloh, qui avaient été recommandés l'un et l'autre à Adalbert par Ainald, abbé de Gorze ^.

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