‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 752 sur 764 · I. Le Liber est d'ailleurs une des sources de Richer · texte numérisé non relu

I. Le Liber est d'ailleurs une des sources de Richer

3. Richer, Gesta Senonensis ecclesiœ, liv. II, ch. g, SS., t. XXV, p. 274.

Hesson lui-même, loin d'être un contemporain de Lothairo, n'a dirigé l'église d'Ecliery que bien des années après la mort d'Aclieric.

Mabillox n'a pas connu, sernble-t-il, l'acte dont nous instruisons le procès; du moins il n'en dit rien. Sghœhflin et Gra.ndidier, (jui l'ont publié, et qui en admettaient l'authenticité, se sont trouvés gênés par le récit de Richer, qui rejetait au x^ siècle la fondation d'Échery. D'après ScncEPFLiN, Belmont existait au ix"= siècle, comme le prouve le diplôme de Lothaire, et le Blidulphe qui a fondé ce prieuré est différent de celui qui en 978 (sic) a construit un monastère dans les Vosges '. Quant à (jRANDiDiER, il fait vivre Guillaume et Aclieric au ix* siècle, et il transforme Hesson en disciple da ce dernier; à la différence de Schœpflin, il ne croit pas qu'il y ait eu deux Blidulphe, et il place le seul dont il admette l'existence au x= siècle ; seulement, il en fait, non le fondateur, mais le restaurateur de lielmont. Pour justifier l'arrangement arbitraire qu'il propose des événements, il déclare que Richer, sur la foi duquel on a attribué la construction d'Echery à Blidulphe, n'a que peu d'autorité ^.

Assurément, il y a dans l'ouvrage de Richer d'assez nombreuses erreurs chronologiques ou autres, mais ici on est d'autant moins fondé a rejeter son témoignage, qu'il est confirmé dans une certaine mesure par la 17/a Johannis Gorziensis, ainsi que par le Lib. de S. Hild. suce, et qu'il est relatif à un prieuré des Vosges, sur lequel le moine de Senones pouvait être bien renseigné.

Nous n'avons rien dit encore du savant qui, le premier, avait publié le diplôme de Lothaire II pour Echery. Après avoir longtemps joui d'une réputation de chercheur consciencieux et honnête, il a été accusé et convaincu d'avoir fabriqué un certain nombre de documents relatifs à l'époque mérovingienne : les travaux de J. Hwet' et de Pfister+ ne laissent à cet égard aucun doute. Et justement l'un de ces faux, un fragment de la Vifa Otiliœ, a été écrit pour souder la famille de Gérard d'Alsace à celle d'Etichon, et a été inséré dans la Véritable origine >. Vignier prétendait avoir reçu le manuscrit oii se trouvait la 17/a Otiliœ de Vian Pistor le Bègue ^ ; c'est Jean Ruvr, nous l'avons dit, qui lui aurait communiqué le diplôme concernant Belmont'. Ces deux personnages étaient morts plusieurs années avant l'apparition de la Véritable origine, et Vjgnier pouvait s'appuyer sur leur témoignage, sans avoir à craindre nu

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