AVANT-PROPOS. XV
de Charles le Chauve et de Charles le Simple. On trouvera d'ailleurs à leur place les observations que nous avions à présenter à propos d'un diplôme, ou d'un passage de chroniques ou d'annales.
Quelques historiens ont désigné le royaume de Lothaire II sous le nom de Lotharingie ; nous avons préféré employer le terme de Lorraine, consacré par l'usage. Il est entendu d'ailleurs qu'il s'appliquera exclusivement à l'Etat qu'avait gouverné le second fils et homonyme de Lothaire I". Quant au petit duché, qui finalement a seul conservé le nom de Lorraine, nous l'appellerons la Haute-Lorraine, quand nous aurons l'occasion d'en parler.
Pour l'orthographe des noms propres, nous nous sommes inspiré des règles posées par M. Giry dans son Manuel de diplomatique . Les noms germaniques latinisés, quel que soit le pays de ceux qui les portent, ont été traduits par les formes françaises modernes, quand elles sont encore aujourd'hui d'un usage courant : ainsi nous appelons Louis le Germanique, Louis et non Ludwig ou Lodewig. Quant aux noms germaniques qui n'ont jamais eu ou qui n'ont plus de formes françaises correspondantes, nous tenons au contraire compte, en les traduisant, de la nationalité des gens qui les portent ou de leur langue. Si un personnage appartient à un pays où l'on parle l'allemand, nous conservons à son nom une physionomie germanique, tandis que nous francisons le nom de celui né ou vivant dans une contrée de langue romane. Pour en citer un exemple, nous appelons « Arnulf » le bâtard de Carloman, et « Arnoul » l'évêque de Toul.
Notre intention primitive était de compléter ce travail par une étude d'ensemble sur les institutions de la Lorraine aux ix^ et x* siècles. Mais, ne voulant pas dépasser les limites normales d'une thèse, nous avons dû renoncer à ce projet. Il nous suffira de décrire à grands traits la situation (?t les forces respectives de la royauté, de l'aristocratie laïque et de l'Eglise.
C'est pour nous un agréable devoir à remplir que de remercier ici tous ceux qui ont bien voulu nous encourager, nous aider de leurs conseils, ou nous fournir des renseignements utiles.
M. Pfister, notre cher et éminent maître, voudra bien accepter le tribut de reconnaissance que nous sommes heureux de lui offrir. Nous adressons également l'expression bien sincère de notre gratitude à MM. les professeurs Giry de Paris, Paul Fournier de Grenoble, Van Werveke de Luxembourg, Kurth de Liège, Bresslau de Stras-
\M AVANT-IMUU'OS.
I)()iir(), iMiililhaclirr dr \'i«'iine, à MM. les aicliivistes Duvernoy de Nancy, Steiii de Paris, Goovaert de Bruxelles, l\edlicli de Diisseldorl", Becker de Cohlenz, Wolfram de Metz, Pfaiinensclimidt de Colmar, à MM. li's l»il)li(illiécaires Favier de Nancy, Auvray de Paris, JMris de Bruxelles, Iveuiler de Trêves, Barack et Muller de Sirasbourçj, ainsi qu'au B. P. de Smedt des BoUandistes de Bruxelles et à M. le docleur Sauerland de Trêves.
Nancy, le i4 juin 1^97.
B. Parisot.