‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 124 sur 482 · BOSON ROI DE PROVENCE · texte numérisé non relu

BOSON ROI DE PROVENCE

(15 octobre 879-7 janvier 887)

Le 15 octobre 879', en effet, les archevêques de Vienne, de Besançon, de Lyon, de Tarentaiso, d'Aix et d'Arles, accompagnés de vingt et un ëvèques, leurs suffragants, se réunissaient non loin de Vienne, à Man taille-, ancienne résidence de Charles le Jeune et sans doute aussi du duc de Provence. Là, ils décidaient de confier, pour le bien de l'Église et du pays, la CDuroune au comte Boson, qui avait fait ses preuves comme conseiller des rois Charles le Chauve et Louis le Bègue.

1. Conventus Manialennis. dans Boretius-Krause, t. Il, p. 365; Ann. Berlin., a. 87.), p. 150; e]le.s indiquent rassemblée comme l'un des derniers événements de l'année. La date tlejour est donnée par les actes du concile et par Hugues de Flavki.ny, ('Jiron. Virdunense, Mon. Cerm.. SS.,t. \'lll,p.;)56: « .\nno UCCCLXXIX, Indictione xn. suscepit regnum « Provinciae Boso ad Viennam idibusoctobris. » Il est seul parmi les chroniqueurs à fournir ce renseignement : cela pourrait faire supposer qu'il a eu entre les mains soit les actes de l'assemblée, soit une source historique perdue les ayant utilisées.

2. On a longtemps identifié ce lieu avec Mante, localité aujourd'hui disparue, dans le voisinage de Vienne; mais Charvet dont tous les auteurs plus modernes ont suivi le sentiment, a monti'é qu'il s'agissait de .Mantaille, dans la vallée dite Vallis Aurea ou Valloire. La localité e^t ancienne, car elle est mentionnée par la table de l'eutinger. Charles de Provence en date plusieurs de ses diplômes {llist. ilc Fr., t. VIII, p. 3'.f7, nos I et n, p. o'.)()j. Elle figure, selon yiu.i.E (//isl. de liouri/oi/nc. t. 111, p. 15) dans un ancien pouillé sous la forme Matiilti. Ce fut plus tard un château, résidence des archevêques de \'ienne. l*]n li02, (îuiet.Iean de 'i'orchefelon ayant refusé de rendre honunage à rarchevé<|ue, Thibaut de Rougemont, pour leur château de .Montcarraz. mouvant du fief de Saint-Chef, et l'archevêque, poui- les punir, ayant détruit ledit château, les Torcliefelon, par représailles, détruisirent celui de Mantaille. (Mermet, I/ist. de la ville de Vienne, t. III, p. 188-189). Le château de .Mantaille ne se releva jamais de ses ruines, mais au temps de Charvet (Ilist. de /a Sainte Église de Vienne, p. 220-221), il en restait encore des vestiges. A la fin de l'ancien régime, ce n'était i)lus ([u'uno annexe de la paroisse de Saint-Sorlin (Isère, arr. Vienne, canton X'ionnc-Sud).

l'OLPARDiN. Royaume de l'rovence. 7

08 l/ASSKJlIiLKE dp: MANTAILLF. |87!»]

Ces métropolitains et ces évèqucs étaient Otran de Vienne ', Aurélien de Lyon ", Teutran de Taren taise ^ Robert d'Aix'', Rostaing d'Arles', Tbéoderic de Besançon", et parmi les prélats de leurs provinces Ratbert de Valence', Dernier de Grenoble ^ Hélie de Vaison", Hémicon de Die'", Adalbert de Maurienne", Biracon de Gap'', Eustorge de Toulon'', Gerbaud de Clialon-sur-Saône '\ Richard d'Apt'", Guntard de Mâcon'^ Etlierius de Viviers'', Léodoin de Marseille'^ Germard d'Orange '\ Ratfrid d'Avignon"', Walafrid d'Uzès^', Edold de Riez^'', et enlln un évèque inconnu du nom

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