‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 139 sur 482 · LoNdNON, lue. cil · texte numérisé non relu

LoNdNON, lue. cil

6. Deux diplômes de Boson sont datés de cette ville (B(*:iimeiî- Muiiiu.iî., n'"- Y'i'i.i et l'i'i4, llisl. de Fr., t. IX, p. 669-670) et l'archevêque remplit un instant aupi'ès du roi les fonctions d'arctiichancelier.

7. A la refiuète d'Adalgaire, ôvêque d'Autun, Boson conlirme les possessions de l'église de cette ville, et y ajoute la montagne de Semur (Semur en Auxois, Côte-d'Ur, ch.-l. arr.) avec réglis(> cpuy est élevée. (Diplôme du 8 novembre 879, Boi'ii.Miiii-Miiiiii.H. n" 14i'i, /lis/, de Fi:, t. IX, p. 670).

8. Boson donne au monastère do Cliarlieu (Loii'o, ai'i-. Roanne, cli.-I. de canton) la j)etite abbaye de Saint-Martin au comté de Màcon (B()i-:n- MEli, n" l'i'iS; IJisl. de Fr., ib).

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sur-Saône', peut-être de Mauriomie-', de Viviers', sur une partie de la Savoie actuelle correspondant à la partie méridionale du pagus Genavensis*, sur le couité de Tarentaise^ sans parler des diocèses de Vienne'', de Grenoble', de Valence^ et d'Arles' qui se trouvaient certainement déjà compris dans les

1. Donation faite au monastère de Tournus, situé dans in paqn^ Ca/nloiinensis (Hoiciimer, n" U'iS ; I/iKt. de AV.. t. IX, p. (iO^).

2. La donation, faite par lioson à l'église de Maurienno. du château d'ileruiillon (Ilist. de Fr., t. IX, }). 672) est un faux datant probablement du \r" siècle. Mais si, comme nous le croyons, cet acte a été en partie refait pour tenir lieu d'un diplôme authentique perdu, il prouve, malgré son inauthenticité, que la domination de Boson s'était étendue sur le diocèse de Maurienne. Celui-ci avait d'ailleurs été compris dans le royaume de Charles de Provence.

3. Confirmation par Hoson, en faveur du métropolitain Rostaing d'.\rles, du monastère de Cruas au comté de Viviers, concédé à Roland, prédécesseur dudit Rostaing, par Lothaire I et Lothaire II {llinL de Fr., t. IX, p. 672).

'i. Cf. diplôme cité, n. 1, concédant à l'abbaye de Tournus la celle de Talloires en Genevois (Haute-Savoie, arr. Annecy, cant. Annecy- Nord), avec ses dépendances de Doussard (mêmes dèp. et arr., cant. Faverges), de iMarlens (/rf.), de Verel. d'ilery (mêmes dép. et arr., canton .\lby). etc. Ces localités, pour le plus grand nombre du moins, avaient été données par Lothaire II à la reine Theutberge, le 17 janvier 866 (BoKHMEii-.MrEHi.B., n" 1274; MuRATORi, Ànt. liai., t. U, col. 121). On pourrait donc supposer que Bo.son se trouvait posséder ces domaines à titre de simple propriétaire, comme héritier de Theutberge, sa tante maternelle. Mais il n'y a dans Tacte aucune expression équivalente à celle de « res proprietatis nostrae », employée dans le diplôme précité de Lothaire, et pouvant indiquer que Boson dispose de ces domaines autrement qu'à titre de souverain.

5. Le diplôme cité à la note précédente ajoute aux biens donnés à I'abl)aye de Tournus la villa de « Clusia » en Taren'^aise, qui est sans doute "C/«.sîa, Glaise (comm. Notre-Dame de Briançon. Savoie, arr. et cant. Moutiers), mentionnée dans un diplôme de Hugues Capet pour le même monastère (L. Lex, Doeuments originaux des Arch. de Saône-et- Loire antérieurs à l'an lOUU, p. 260).

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