B(>:iiMER, n° 1445; Ilisl. de Fr.. t. I.X, p. 67 L
3. BticiiMEK, n" 1443 ; llisl. de Fr.. t. L\. p. 609. Nous considérons ce diplôme, dont l'original nous est parvenu, comme authenti(|ue, (pioi qu'en pense le dernier éditeur de l'acte. M. Léonce Lex (/Jijtloiiies oviginau.x des Arch. de Saône-ef- Loire antérieurs à Van 1000, dans les'il/n/i. de la Soc. dliist. et (Vnrchêol. de Chaloiisur-Saôiie, t. \\). Mais il est daté du 6 des ides d'un mois indéterminé de la jjremière année du régne de Boson (15 octobre 879-14 octobre 880). Les éditeurs des Ilist. de Fr. et Bo'hmer veulent le rapprocher d'un autre diplôme du même roi, aussi daté de Lyon, de la j)remiêre année du règne, et du 6 des ides de novembre. On suppléerait « viid. [nov.] » dans l'acte qui nous
l'oui'ARDiN. Roi/aume de Pi-ovence. 8
114 ALLIANCK entre les unis FRANCS [8801
Cependant les rois francs de l'Est et de l'Ouest avaient senti la nécessité de se rapprocher les uns des autres. Sans parler des Normands qui n'interrompaient point la série de leurs dévastations, pendant que la Gaule du Sud-Est se séparait du reste du royaume, un tlls naturel de Lothaire II et de Waldrade, Hugues, soulevait la Lotharingie \ Une seconde tentative d'invasion de Louis de Germanie dans le royaume de ses cousins, au printemps de 880, n'avait abouti qu'à une nouvelle réconciliation et à un nouvel al)andon, par Louis III et par son frère, de l'ancien ro^-aume de Lothaire". Par l'entremise d'Hincmar■^ une entrevue entre les rois francs avait été décidée. Elle eut lieu au mois de juin 880 à Gondreville'' ; mais Louis de Saxe, retenu dans son royaume par la maladie, se borna à y envoyer des députés, et son frère, Charles de Souabe, y représenta seul les souverains de la Germanie''.
Les actes de cette assemblée n'ont point été conservés et les annalistes ne nous ont point transrais de renseignements à ce sujet, mais il est bien certain que la nécessité d'une union contre les ennemis et les rebelles qui menaçaient de divers côtés les princes francs inspira toute la conduite de ceux-ci". Chose rare depuis la mort do Louis le Pieux, les Carolingiens surent une fois agir de concert contre leurs adver-
occupe. Mais le 8 novembre 879, c'est l'archevêque de Lyon, Aurélien, qui est chancelier. Au contraire, la récognition du diplôme pour Tournus est donnée, comme dans le diplôme cité n. 2 : <c Ad vicem Adal- « garii», ainsi qu'on le lit très nettement sur l'original (et non « ad vicem Radulphi », comme ont lu les premiers éditeurs). L'acte n'est donc pas de la même date que le diplôme pour Aiitun. Mais il est daté de la XI h' indiction. Si nous ne supposons pas gratuitement celle-ci erronée, l'année 879 est la seule du règne de Boson à laquelle elle s'api)lique, et le diplôme en ce cas ne peut être que du 8 décembre 879.
1. Hugues est mentionné dans un diplôme de Lotbaire 11 en 8Go (///.s-/, de Fr., t. VIII, p. ^i08). En 8G7, il reçut de son père le duché d'.\lsace {A}m. licrlin., p. 87). Va\ 878, ses violences contre plusieurs évè(iucs le font excomirumier au Concile de 'i'royes (ihid., p. 14^i) et. dès 879. les hostilités ont conunencé entre lui et Louis le Tiermanique (.1m/?. Fuld., p. 93). — Sur ce personnage, cf. Parisot, Le roydiime de Lorraine, p. 44;} et suiv.
2. Ann. Berlin., a. 880, p. 150, et l)i;E.M.\n.Ei!, Ostfr. licir/i., t. III, )). 131-132.
3. C,f. Lettre d'IIincmarà Charles le Gros, 0/3e/"rt^, t. II, p. 18r);Sciin()i;RS, Ilinkmar, p. 443; l)i;i:MNn.i:ii, Osifr. Ueich, t. III, p. 143, n. \.