A)in. Bcrlinidiii, p
2. Les Annales de Saint-Vaast (a. 880) indi(iuent Louis seul comme ayant pris les mesures relatives à la guerre contre les Normands.
3. Les expressions employées par M. Longnon, Atlas hislor.. texte, p. 79, ne sont peut-être pas tout à fait suffisantes à expliquer l'intérêt de Charles le Gros dans la guerre contre Boson. L'usurpation de ce dernier ne le lésait pas seulement parce que le nouveau souverain avait été reconnu par l'archevètpic de Besançon, mais aussi parce que Charles perdait ainsi l'éventualité de posséder un jour, après la mort de son frère Louis, la province de ^'ienne et le diocèse de Lyon.
4. Aun. Berlin , a. 880, p. I'jO : Ann. Fuld., a. 880, p. 9'i : « Ludo- « wicus... in Galliam profectus filios Hludowici ad se venientes suscepit « totumque regnum Hlotharii suae ditioni subjugavit. y^^ Ann. Vednst.. a. 879 : « Partem regni Lotharii quam suus [Hludowici] genitor Karolo « inter se dividende regnum acciperet. « — Réoinon, Chron., a. 880, ]>. 115: « portionem regni Lotharii (piam avus patcrcpie tenuerat intcgro « illiconcesserunt. » — Cf. Dukmmi.er, Osifr. Reich. 1. 111. p. 132 i:!'i. — Le seul texte qui ne mentionne la cession (pie d'une portion de l'ancien royaume de Lothaire, le Sermo de tumulatione S. Qinntini {Mon. Crrni.. •S'.S., t. XV. p. 271) est postérieur et de moindre valeur. M. Paiîisot, au contraire (Le royaume de Lorraine, p. 139), croit que Besancon. Lyon. \'ienne, \'iviers, l'zès ne durent jamais avoir ]muv souverain Louis le Jeune. « Quelle (pie fût l'importance inc()ntestai)le de cette « contrée, elle était trop éloignée pour ((ue Louis pût y faire sentir « son autorité... On n'a aucune preuve que ces territoires aient « appartenu au roi des Francs orientaux. » Ce système nous parait contraire aux textes qui donnent très explicitement à Louis le .leune tout ce (pie Charles le Chauve avait recueilli en 870 dans l'héritage de Lothaire. D'autre part, si, par suite de l'usurpation de Boson. le souvei-ain germanique s'est trouvé hors d'état de faire valoir ses droits dans le bassin du Rhône, il est à remanpier que c'est comme héritier de Louis le .leune, et en vertu ])ar suite du traite de 879-880. (pi(> Chai-les le
116 LES TRAITÉS DK 879 ET DE 880 [S^sQ]
ritage de Lothaire II, et attribués en 870 à Charles le Chauve par le traité de Meersen, c'est-à-dire en s(3mme le principal morceau du royaume créé par Boson. Les trois diocèses d'Autun, de Màcoii et de Chalon-sur-Saône, ainsi que la totalité des provinces d'Aix et d'Arles, pour lesquelles aucune convention particulière ne semble être intervenue depuis le traité de Fouron en 878 pouvaient seuls, lors de l'entrevue de Gondreville, être considérés comme devant faire légalement retour aux Carolingiens de l'Ouest, si les coalisés parvenaient à les enlever à l'usurpateur'. A ce moment une expédition contre Boson pouvait donc sembler faite autant dans l'intérêt de Charles le Gros" que dans celui de Carloman et de Louis III. Mais il est possible qu'à cette époque la situation ait été quelque peu modifiée et qu'il y ait eu, de la part du souverain germanique, sinon rétrocession de ce qui ne lui appartenait pas encore, du moins accord avec ses cousins au sujet de la succession de Louis de Saxe. L'héritage de celui-ci comprenait, avec la portion de l'ancien royaume de Lothaire II demeurée aux mains des rois francs, la portion de ce même royaume qu'il s'agissait présentement de reconquérir sur Boson. Peut-être un partage fut-il stipulé, mais la convention, qui intervint certainement^ ne nous est pas connue dans
Gros a pu, du vivant de Louis II [ et de Carloman, exercer son autorité sur ces territoires. Le système de M. Parisot laisse sans explication ce fait que ('harles le Gros est souverain de Besancon dès 880 (///s/, de Fr., t. IX, p. 190), de Vienne en 883 (Gall. Christ.', t. XVL instr., col. 9), peut-être du Lyonnais en 881 (Cartul. de Savi;/iiy, t. I, p. •28).
1. En 878, à Fouron. il est stipulé, au sujet du « regnum quod Hliidowicus imperator Italiae habuit » distinct de l'Italie; pour laquelle se trouve plus loin une disposition spéciale, et correspondant par conséquent à la Provence: « quicumque illud modo tenet, ita teneat. » .!?/«. licrlin., a. 878, p. 145.
2. Les auteurs germaniques considèrent Boson comme rebelle à leur souverain. Ils parlent, en ei'fet, de plusieurs révoltés, de plusieurs « tyrans ». L'un d'eux est Hugues de Lorraine, l'autre ne peut être que l'oson. ("est ainsi que le C(»ntinu.\tki;k n'LiiciiEMPEiiT (Mon. Genn.. SS.. t. 11, ]) ;{.'J0), le([ucl écrivait en Al'émainiie vers 881 (Duemmi-ER, Ostfr. Reich., t. III, p. 171), souhaite à ("harles le (!ros et à Richarde une postérité « per quod tyranni vel ])otius latrunculi {pii, adhuc vivente « serenissimo impoi-atoro Karolo et fratre ejus Ludovico rcge, licet « latitando c;iput levare presumunt, divino adjutorio comprimantur. »
3. A la mort de Louis, fils du (i(Tmanique, les grands de l'ancien royaume de Lothaire veulent pas.ser en masse à Louis III (de (jaule), mais celui-ci repousse leurs olï'res en alléguant les conventions conclues avec (.'harles (/i?m. liertin., a. 882, ]). 152). Au mois d'octobre 882, Hugues l'Ahhé ;dhiil trouver Chai'les le Gros à NN'orms « ]m) iielitione
[880] JKAN VIII AIÎAMiON.NK RdSON 117
ses détails et nous en sommes, sur ce point, réduits aux conjectures.
En même temps que les Carolingiens s'apprêtaient à réunir leurs armées contre Boson, ils s'occupaient de lui enlever les appuis sur lesquels il paraissait pouvoir compter, le pape Jean YIII et l'impératrice Engilberge. 11 ne semble pas d'ailleurs que le souverain pontife ait accueilli avec plaisir la royauté de celui que, ({uplques mois auparavant, il traitait do fils adoptif et auquel il s'apprêtait à livrer l'Italie. Le 18 juillet 880, il écrivait à Charh^s le Gros' que rien, en cette affaire, ne devait lui être imputé, et que Doson n'aurait jamais à espérer de lui à l'avenir secours ni assistance. Quelques mois plus tard, à la suite, il est vrai, des premiers revers du nouveau roi, il adressait à l'archevè(iue Otran de Vienne' une lettre pleine de reproches, dans laquelle il le blâmait sévèrement d'avoir favorisé cet acte de tyrannie, cette usurpation, en se prétendant à tort, lui Otran, soutenu par le souverain pontlfe^ Les lettres de Jean VIII ne font, du reste, pas connaître les motifs qui purent le déterminer à ce revirement. Ce fut peut-être là un simple abandon d'un ami devenu malheureux et par suite inutile, peut-être aussi, comme le croit le P. Lapôtre'% l'effet do la contrariété éprouvée par
« partis regni quam frater suus in locarium acceperat» (ibid., p. 153). Il y avait donc eu rétrocession au moins partielle, mais il ne semble pas que la réclamation de Hugues ait été suivie de beaucoup d'efl'et. Cf. PiJHJi'ON. Le second Roy. de Bourqof/nc. dans Ami. Sdc Jùnul. Ain, 1896, p. 652.
1. Lettre de Jean VHI à Charles le Gros (Jaité, w 'Sl2l ; J/ixi. de J-'r., t. LK, p. 192) : « De Bosone quoque certo vos esse volumus quia « neque aliquem familiaritatis locum aut receptionis nostrae auxilium « apud nos habebit neque potuerit invenire... .\am nihil nobis départe « ipsius pertinere videtur qui talem tyrannideni praesumpsit com- « mittere. »
2. Lettre de Jean Vlll à l'archevêque Otran (Jaffé, n" 3370 ; MicNE, t. CXXVl, col. 917) : « Nichilomiims etturbati existimus et quod « fidelium relatu comperimus, his qui cum bosone praesumptore et « regni pei-turbatore tyrannidem exercere non cessant, ausu temerario « favere eorumque malis oporibus communicare praesumas. » Kn même temps, Jean \'lll écrit à Hugues IWbbé et à Bernard pour les engager à soutenir tidclement le roi Carloman, c"e.st-à-dire à résister à Bosun (JaU'É, n" 3373).
3. Lettre précitée de Jean Vlll à Otran (cf. .««/3ra, p. 100 et 103): « Falsa « o})inione sanctam nostram Romanam infamare non dubitas, quoil ad « talia perai:(Midum ipsius auctoritateni habei'c te certirices. »
4. Jean Vlll, p. 349. — Jean \lli écrit aux comtes demeurés fidèles