CAMPAGNE CONTRE BOSON
Vaast ', au contraire, que vient appuyer jusqu'à un certain point le texte des Annales de Fulda'', ce serait Boson lui-même que les armées royales seraient venues assiéger dans Vienne, après que les coalisés lui eurent adressé d'inutiles propositions de paix^. D'ordinaire le témoignage d'Hincmar est à peu près indiscutable et il semblerait qu'on dut en pareil cas admettre une erreur de la part des deux autres annalistes \ Cependant il faut remarquer que les Annales Vidastines, toujours très bien renseignées ^ paraissent l'être spécialement en ce qui concerne cette guerre, et fournissent même certains détails dont nous ne retrouvons point l'équivalent dans les Annales Bertiniennes*^. On peut relever d'autre part dans celles-ci, pour la fin de cette année 880, quelques erreurs incontestables sur certains faits, et l'annaliste de Saint- Vaast paraît avoir été mieux informé au sujet d'une partie de ces mêmes faits'. C'est donc
recruter une armée en Vivarais, mais le diplôme qu'il cite (flist. dr Fr., t. IX, p. 672) n'étant pas daté, ne saurait être invoqué à ce sujet.
1. An)i. Vedast., K IJosonem in Vienna civitate incluserunt... circum- « data itaque urbe illi se firuiissime intus munivit. »
2 Aim. Fald., loc. cit. « In urbe Vienna se tutatus est ». Nous disons qu'elles confirment « jusqu'à un certain point » le téinoignaii'e des Anns Vedast, parce que l'on pourrait concilier le texte des Ann. Fuldense. avec celui des .4/;/;. Berliniani, en supposant que Boson, après s'être fortifié dans la ville, la quitta à l'approche des rois francs.
:{. .1//?;. Vcdasliiii, lue. cit.
'i. ("est ce qu'a fait notamment Dur.MMi.Ei: (Ost/'r. Reich, t. 111, }). l'iT)), qui a écrit l'histoire la plus critique de cette ;^uerre.
5. Sur l'excellence de ces Annales et la valeur de leur témoignai^e, cf. Faviîe, Fude.<, introd., p. vni.