‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 155 sur 482 · La mention de projjositions de paix faites à Boson · texte numérisé non relu

La mention de projjositions de paix faites à Boson

"2" Son excommunication par les évèquesde l'armée assiégeante ;

;j° La mort de Carloman de Bavière au moment où sou frère et ses cousins guerroyaient contre Boson, fait et date attestés ))ar d'autres sources, (^f. Dukmmler, Ostfr. Fi/'ich, t. III, p. 133.

4" Le détail de l'incendie du camp de Charles le Gros.

7. 1° Le couronnement de Charles le Gros à Borne, que les Ann. Berliniani meltent au 25 décembre 880, eut lieu en février 88L 11 est vi'ai que les Ann. Vedaslini reculent jusque sous l'année 882 la mention de cet événement ;

2» A s'en tenir au témoignage d'ilincniar, les rois francs de l'Ouest seraient restés sous les murs de Vienne au moins jusfpi'ù la fin de 880. Or, Carloman avait levé le siège avant la fin de novembre, comme nous le verrons ])lus loin. Les Ann. Vcdnslini mettent av(;c exactiUide l'abandon de l'enti-eprisc; avant la fin de l'année ;

3" Il semblerait, d'après la disposition du récit d'IIincmai', (|ue Louis 111 n'aurait laissé le soin de la guerre à son frère, pour revenir dans le nord du royaume, (pi'à une date jjostérieure au connnence-

[880] SlKr.K |)K VFKNNK 12:i

peut-Otre au lémoignagc de ce dernier (lu'il conviendrait de s'en tenir.

La ville d'ailleurs était forte, que le roi la défendît en personne ou (iu'il eût cuntié à Flrniengarde le soin d'arrêter les assiégeants\ Ses défenseurs malgré l'excommunication lancée contre eux par les évêques de l'armée franque" pouvaient opposer une longue résistance, à cette époque où l'art des sièges paraît avoir été fort négligé. Vienne, en effet, était défendue par le Rhône d'une part, et d'autre part par cinq collines fortifiées^, Crappo'\ Hti?ncdii(m", Quiriacus*', Pom-

ment de 881, c/est-à-dire au 25 décembre 880. Or, nous savons par les Annales de Saint-Vaast que Louis était déjà à Compiègne le 25 décembre.

Il est assez ditïicile d'expliquer ces erreurs dans le récit ordinairement si exact d'Hincmar. Mais l'on peut rernar(|uer combien les mentions relatives à la fin de l'année 880 et plus encore à toute l'année 881 sont écourtées. Cette remarque permettrait peut-être de basarder une hypotbèse, que nous reconnaissons d'ailleurs être un peu avetitureuse. ifn'est pas certain quHincmar ait rédigé ses .\nnales au jour le jour, et d'autre part il les a poussées très loin, l'on pourrait presque dire jus- ([u'au récit de ses derniers moments, en tout cas jusqu'à l'époque où il dut abandonner, devant la crainte inspirée par l'approcbe des Normands, sa ville métropolitaine. Toute la dernière partie des Aiuiales peut donc avoir été rapidement rédigée, alors que le vieil arcbevèque, réfugié à Kpernay, n'avait sous la main ni documents écrits, ni témoins dont les récits aient pu venir en aide à ses propres souvenirs. Ce serait donc uniquement d'après ceux-ci, et dans un moment de trouble, qu'Hincmar aurait complété les Annales dont il conservait avec lui le précieux manuscrit (cf. Waitz, Uebcr dit' Ueberlieferunf/ (1er Ann. Berlin., dans les Sitzunrjber. der Kaia.-preus. Akad.. I88:j, n» 5. p. 113- 115). Ainsi s'expliqueraient les erreurs et les morceaux écourtés dont nous avons relevé la présence.

1. C'est ce que parait indiquer le texte d'Hincmar et ce qu'on admet en général d'autant plus facilement qu'Krmengarde figure seule dans le récit de la prise de la ville. Le fait n'aurait rien d'impossible : en 870, Bertbe avait été chargée de résister dans Vienne à Charles le Chauve ; en 894, Ageltrude défendra Rome contre les troupes d'Arnulf.

2. Ann. Vedast., loc. cit: « L'nde episcopi cum consilio regum et prin- « cipum cum perpétue damnaverunt anathemate. » Bien qu'elles soient seules à fournir ce renseignement, nous ne croyons pas, ainsi que nous l'avons expliqué, qu'il' y ait lieu de le tenir pour suspect.

'S. Sur la situation de Vienne, resserrée entre des collines escarpées et le Rhône, cf. Tiiéoliulf, Versus adversus judices {l*ocl(ie lut. aevi carol., t. I, p. 'i97):

Saxosa petimus constructam in valle \'iennam Ouam scopuli inde artant, bine promit amnis hians.

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