SIÈGE DE VIENNE
peiacus^ et Suspolium\ sur chacune desquelles s'élevait un château ^ Elles étaient réunies entre elles par une muraille dont les deux extrémités venaient aboutir au fleuve \ Il est impossible de rien dire sur la situation de l'armée assiégeante, mais il semljle bien que l'on ait fait des préparatifs pour un siège de quelque durée ^ Les deux armées de l'Ouest et de l'Est opéraient de concert et Charles le Gros s'était solennellement engagé à poursuivre le siège jusqu'au bout ■'. 11 est probable d'ailleurs que ce serment avait été sollicité par Louis III et par son frère, qui devaient voir avec inquiétude leur cousin plus occupé de ses projets sur l'Italie que du châtiment de l'usurpateur. Dès le mois de juillet', en eff'et, il avait été convenu, entre le pape Jean VIII et le roi Charles, que ce dernier ne tarderait pas à revenir dans la péninsule qu'il avait dû quitter pour se rendre à l'entrevue de Gondreville. Au mois d'août, Charles, comptant peut-être qu'on en aurait vite fini avec Boson, annonçait au souverain pontife son arrivée prochaine ^ C'est durant ce même mois d'août ou dans le courant de septembre que l'on avait entrepris le siège de Vienne. La ville ne se rendait pas et Jean VIII continuait à implorer l'ar-