Jaité, n'J
8. La lettre est perdue, mais nous pouvons juger de son contenu par la réponse de Jean VllI, du 10 septembre 880 (.Iakké, n» 3324 ; Mione, t. CXXVI, col. 911), à laquelle elle est aiUérieure. « Quod aut(Mn nobis « mandastis ut vestrum o{)tatuni praestolaremur advontum. » La suite de la lettre parait indiipier que Charles le Gros était sur le point de se inottr(î en marche. — L'abbé L. Dlîchesne. Les premiers temps de l'h'ti/l pontifical, p. 14.'), admet, au contraire, (lue ("harles le Gros icnail surtout à secourir ses cousins, et ne se décida à descendre en Italie (pie devant les instances réj)élées de Jean Vlli.
1880] I.EVKE ])V SIKGK 127
rivée de Charles'. Aussi, une nuit du mois do novembre'', celui-ci incendiait son camp et se mettait en route pour l'Italie à l'insu des deux rois occidentaux, laissant ceux-ci mener seuls à bonne fin, s'ils le pouvaient, renti'pprise commencée en commun \
Le séjour de Louis III et de Carloman sous les murs de Vienne, après le départ de Charles le Gros, fut de très courte durée ^. Dans un conseil de guerre qui fut alors tejiu, l'on décida qu'après le départ des contingents germani(iues il était impossible d'arriver à aucun résultat utile'. Les Normands, d'autrç part, voyant le roi éloigné, avaient jugé l'occasion bonne pour envahir de nouveau la portion septentrionale de la Gaule, alors dégarnie de défenseurs ". L'abbé Gozlin avait été battu sur l'Escaut et, se sentant incapable de résister aux pirates qui