Cf. supra, p
5. Carlul. d'Autun, éd. Charmasse, p. 87, n" n. — C'est le di])lôme cité ])lus haut, p. 128, n. G.
G. Kn ce sens cependant, voy. le P. LAi'ÔTni:, Jean VIII. p. 29(). — lui jin'llet 879, liicliard est avec son frère et souscrit la charte ])()ur l'abbaye de Montiéramoy dont il a été question p. 9G.
[882] PUISE DR VIF.NNK l'AR HICIIARl) Hl
du siège de Vienne. En nKMiie temps un comte italien, Béranl, envoyé sans doute par Charles le Gros, harcelait IBoson du côté du sud-est et ne lui permettait pas de s'occuper lui-même de la défense de sa capitale'. La résistance de celle-ci ne fut pas longue: dans le courant du mois do septemhre, Richard s'emi)arait de Vienne", y faisait prisonnière sa l)elle-sœur, Krmengarde, en même temps que la fille de celle-ci, et les emmenait captives dans son comté d'Autun. La ville ellemême paraît avoir été saccagée par le vainqueur ', ses églises détruites et ses murailles rasées'. C'était un coup terrible pour Boson et les rois francs purent le croire abattu. Aussi Charles le Gros choisit-il ce moment pour accorder à Jean VIII la grâce que celui-ci demandait, et pour mettre en liberté l'impératrice
1. Ami. VedasI.. a. 882, p. 199 : « Berardus quoque ab Italia veniens « Bosonem tyrannuiii non sinel)at quietuin esse. « Cette indication explique pourquoi Hiuciiiar n'a pas à mentionner lîoson à propos des événements de Vienne. Ce Bérard est sans doute le « Berardus Boni- « faci tilius » auquel Jean VIll écrit en 879-80 en même temps (ju'à d'autres comtes italiens, pour les prier de prendre sous leur protection les biens d"Engilberge (Migne, t. CXXVl, col. 898).
2. « Capta Vienna, nxorem Bosonis et tîiiam ejus Hichardus. frater « ipsius Bosonis, ad suum comitatum Augustodunensem adductam ha- K bebat. » (Aiin. Bertin., p. 153). Ce texte est la clarté même. C'est Richard qui a pris Vienne, et ensuite emmené à Autun Ermengarde et sa fille. Gingi.ns (Boson, p. 101) a jugé sans doute, que cette conduite, vis-à-vis d'une belle-sœur et d'une nièce n'était pas à l'éloge de Richard. 11 a donc soutenu qu'en réalité Vienne avait été prise par Bernard Plantevelue et que Richard avait joué en cette circonstance le rôle de sauveur d'Ermengarde. Mais son hypotlièse ne repose que : l" sur le texte des Grandes Chroniqui's qui n'ont aucune autorité en la matière; 2" sur un diplôme de (>harles le Gros désignant Bernard Plantevelue comme le « principal adversaire » de Boson. Mais quand bien même celui-ci aurait eu à lutter contre le mar([uis d'Auvergne, cela n'empêche pas Richard le Justicier d'avoir pu prendre Vienne. De plus, le diplôme lui-même parait suspect à de bons juges. Cf. infra. p.
3. Une charte déjà citée par (^'iiokiem {liist. de Dauphiné, t. I, p .539) est datée de « l'an II après la destruction de Vienne ». {GalL (llirist., t. XVI, instr., col. 9.)
4. Selon les historiens viennois (Mermet, ///.</. de Vienne, p. 229 ; ChoriePi, Ilist. de Dauphiné, t. I, p. 539) qui, d'ailleurs, n'appuient leur allégation sur aucun document, Richard aurait fait démolir les terrasses qui divisaient la ville en plusieurs étages superposés de manière à ensevelir les habitations et fait également détruire les remparts romains. Mais \'iennc avait déjà été prise auparavant et aucun texte ne prouve ([u'il faille attribuer précisément à Richar.l le Justicier ces dévastations dont Mermet croyait de son temps voir encore la trace. Môme en ce cas, cette destruction n'aurait pas été totale, car une charte de 946 mentionne encore comme confront le mura antieo de la cité de Vienne (Chartes de Cliinij. n° 241).