ui:m.\ii.!:r, O.'^tfr. lieirh, t. I, p. 12'.t
6. Wart.mann, Ur/;inidetiln(clt dev Ahlri S. CalL, 1. I, p. 333, t. II. p. 37.
7. Dui:mmi.i;i[, op. cil., p. 181, d'après Waiii,. Stiiauon. dans les Mon. Germ. Poelae Intini medii aevi, t. II, p. 369.
8. IIkikic, Miracula s. Germaui. 1. II, c. n; Mon. Cenn., SS., t. -XI II, p. '.01.
9. De Charles le Chauve, fils de Judith, et de Lothaire II, tils d'Ermengarde, sœur d'Adélaïde, femme de (.'onrad.
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faveur de Robert le Fort', il passa au service des tils de l'empereur Lothaire. Il reçut très vraisemblablement de l'empereur Louis les territoires qu'il avait enlevés au comte abbé Hubert, c'est-à-dire le gouvernement des trois diocèses ultrajurans de Genève, de Lausanne et de Sion, avec l'abbaye de Saint-Maurice d'Ag•aune^ Un chroniqueur' le qualitie de « duc de Rhétie et des pays jurans ». Il mourut à une date indéterminée et son fils, Rodolphe, parait lui avoir succédé dans le gouvernement de ses comtés, sans que nous sachions très bien quel rôle il joua dans les relations politiques entre les divers princes francs. Rodolphe, abbé de Saint-Maurice*, porte dans les actes les titres de comte" et de marquis'' et son autorité semble s'être étendue sur les pays qui constituèrent plus tard son royaume de Bourgogne transjurane^
C'est de Bourgogne jurane en effet qu'il se fit proclamer et couronner roi à Saint-Maurice en Valais, au mois de janvier 888*, par une assemblée de grands et d'évèques^ Mais ce
1. Hugues fut à ce moment un instant installé par Lothaire II comme archevêque de Cologne. Cf. Parisot, Le royaume de Lorraine, p. 250.
2. Sur l'étendue de ces pays confiés à Conrad, cf. Forkl, Reg Suisse Rom., introd., p. XLVU.
3. FoLCUiN, Gesta Abb. Lobiens.. c. 12. Mon. Germ.. SS., t. IV, p. 60. Par R/iéiie. il faut, sans doute, entendre des pays alpins distincts de la Rhétie proprement dite, car celle-ci ne fut jamais soumise à l'autorité de l'empereur Louis II. (Longnon, Allas, pi. YIl.) Le Codex diplomaticus Cur Rlw liens, àeMoHR (Coire. 1848-1863,4 vol. in-8), ne mentionne aucun comte Conrad, mais on rencontre dans ce pays un comte Rodolphe (DuKMMLKR, Ostfr. Reich. t. II!, p. 343), peut-être son parent.
4. Cf. la prestaire consentie à l'impératrice Engilberge (v. 872 ?) (MuRATORi, Ant. ital., t. II, col. 156).
5. « Rodulfus comes » souscrit une charte pour l'église de Lausanne {Cartul. de Lausanne, Gall. Christ., t. XVI, instr., col. 126). L'acte est daté inexactement dans ce dernier recueil : Il est de 885 ou 886. non de 890, date à laquelle le roi régnant à Lausanne était Rodolphe lui-même, non Charles le Gros.
6. Diplôme de Charles le Gros du 15 février 885 (RœHMKR-MuKMi.- BACHKR, n° 1648) et charte de Rodolphe lui-même du 13 août 886 (Zapf, Monum. Aiu-cd., I, p. 23).
7. Selon Réoinon (Ioc. cit.), en effet, son usurpation semble avoir surtout consisté à « retenir à titre de roi » (regaliter retinere) ce qu'il possédait déjà auparavant à un autre titre. ^' i»*
8. Le premier des diplômes de Rodolphe L'"" n'est (|ue du 10 juin 888 (Charles de CJunij, t. I, 39). Mais il fait commencer son règne à une date indéterminée du mois de janvier, car un acte du 28 janvier 895 place cette date dans la VIII" année du règne de Rodolphe (IMplôme confirmant à l'église de Lausanne ses droits de libre élection de Tévêque par le clergé et le peuple ; Carlul. de Lausanne, p. 53; ILdrf.k, Hegesta, p. 183).
9. RÉGINON, Chron., a. 888, p. 130 : Ann. Fuld., a. 888, p. 116. Les
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rojaiime no parait pas avoir suffi à l'ambition de Rodolphe I""", qui chercha à se faire reconnaître dans l'ensemble des anciens états de Lothaire II. Aussitôt après sa proclamation à Saint-Maurice, il envoya en Lorraine des émissaires chargés de gagner à sa cause les grands de ce pays\ Sa tentative fut couronnée de succès, car dans le courant du printemps de cette même année ses partisans, réunis à Toul', le faisaient consacrer roi par l'évêque de cette ville, Arnaud'. Le nouveau roi semble même avoir occupé l'Alsace''. Mais sa domination en Lorraine ne devait pas être de longue durée ^ car Arnulf n'était pas disposé à soutenir ou à admettre ceux des rois de nouvelle création qui ne reconnaissaient pas son autorité au
Ann. Anfilo-Saxonici {Mon. Germ., SS., t. XIII, p. 107); les Anii. Lausanneiises, a. 888 (Ibid., t. III, p. 152) ; les Gesta Berenf]<trii, 1. 1, v. 88, mentionnent également l'avènement de Hodolphe I. Iléginon est seul à parler du couronnement à Saint-Maurice, que DuKiMMLKH (Osifr. Reich, t. III, p. 318) révoque en doute en présence de cet unique témoignage, après ravoir primitivement admis {de Arnul/'o, p. 49). Tro*; {Rudolf I und IL p. 30)objecte avec raison que le témoignage de Réginon n'est pas dénué de valeur. Les Ann. Vedaalini, il est vrai, ne parlent pas de l'assemblée de Saint-Maurice, mais elles ne sont pas aussi bien renseignées que l'abbé de Priim sur des faits qui intéressent l'iiistoire de la Lorraine. La phrase « ceux qui habitent entre le Jura et les Alpes se «réunissent à Toul» indiquede leurpart une confusion. Une réunion d'un nombre forcément restreint de seigneurs et d'évêques à Saint-Maurice peut fort bien avoir échappé à l'annaliste de Saint-Vaast. On s'explique fort bien, en revanche, que Réginon, qui était Lorrain et écrivait moins de vingt ans après les événements, ait eu des raisons pour ne pas in.•^ister sur le règne de Rodolphe dans ce pays. Cependant, le fait du couronnement de Rodolphe à Toul est confirmé par un diplôme d'Arnulf cité plus bas, n. 3. En outre, d'après les .4/;/;. Vedaslini, le couronnement à Toul parait avoir eu lieu en mars, alors que les diplômes de Rodolphe 1 ont pour point de départ du compte des ans de règne une date de janvier 888, qui ne peut être que celle d'une première proclamation. — Sur tous ces événements, cf. Parisot, op. cit., p. 487 et suiv.
1. RÉGINON, Chron., l. cil. Le fait n'a rien que de vraisemblable.
2. Anîi. Vedastin., a. 888. Elles mentionnent ce fait immédiatement après la consécration de l'évèquc de Cambrai, Odilon, le 17 mars de cette année.
3. .\rnaud fut plus tard puni de sa trahison envers la cause d'Arnulf, et dépouillé d'une partie de s(>s biens (diplôme d'Arnulf du 2 février 893 ; /lisl. de Fr.. t. IX, p. 36G ; B()i';iiMi:R-Mi:i:in,BACiiEU. n" 1833.
4. C'est ce qui ressort des expressions emj)loyées par les Annales de Fulda (p. 116): « Rex contra Rodulfiun l^lisaciam progreditur ». Cf. LoNdNON, Allas hisl., p. 80.
5. Dès le !'''• mai 888, l'évoque Arnaud de Toul assiste avec l'archevêque de Trêves et les évoques de Verdun et de Metz à un synode tenu dans cette dernière ville et dont les actes sont datés « Aimo 1" regni « Augusti gloriosissirni régis » {llixl. de Fr.. t. 1\. p. 3!'i) — il faut 1res vraisemblablement corriger .l«yi<s// en Aninl/i.
L88S| CrKlil'.K KNTIU-: AllM l.l' KT K( lliol.l'lll-; 1- loi
moins nominale. Au mois do juin 888, Eudes était venu, .à Worms, (c s'humilier* » devant le successeur de Charles le Gros. Arnulf pénétra alors en Alsace et marcha contre le roi de Bourgogne". Rodolphe paraît s'être alors réfugié dans les montagnes, peut-être dans le nord do la Suisse actuelle '* et Arnulf, laissant à une armée d'Alamans le soin de poursuivre son ennemi, rentra en Bavière en traversant la Francie\ A la fin d'octobre et au commencement de novembre il était à Ratisbonne^ C'est là que Rodolphe se décida à venir le trouver, pour conclure avec lui un traité de paix, mais sans pouvoir se maintenir en Lorraine®. Il ne semble môme pas' qu' Arnulf ait très nettement reconnu l'existence du nouveau royaume ^
Ce dernier, tel qu'il se trouvait alors constitué, s'étendait'' sur les cantons suisses actuels de Neuchàtel, de Fribourg, de Vaud, do Valais, de Genève, comprenait Bàle'°, Aoste et Besanron, dont le métropolitain Théoderic remplissait auprès du nouveau roi les fonctions de chancelier". 11 était donc
1. L'expression est de l'annaliste de Fulde, c'est-à dire de lliistoriographe presque officiel d'Arnulf.