Cf. supra, p
3. Diplômes du 18 mars 892 pour l'église de I^yon, du 11 août 894, pour l'église de Grenoble, de 896 pour le monastère de Saint-Chei" (BoEHMER-MuEHLBACHER, n"** 14'i8, 1449, 1453; Ilist. de Fr., t. IX, p. 674, 675 et 679).
4. Une charte sans date de Teutbert, donnant à l'église de Vienne la villa de MantuJa (Mantaille?), rappelle que celle-ci avait été donnée à Teutbert par Boson (u'AciiEnv, Spicilcginm, éd. in-fol.,t. 111, p. 362). Il en est de même dans la concession au comte, par l'archevêque Bernoin, de l'usufruit de la même villa (ihid., p. 363). Nous reparlerons, d'ailleurs, ])lus loin de Teutbert.
5. Mantkveh, La inarc.he de Provence, Positions de thèses de l'École des Chartes, 1897, p. 56.
6. .\vant l'expédition de Louis en Italie, Teutbert n'intervient que dans un diplôme de 896, concédant à l'église d'Apt, ruinée par les païens, le lieu de .]foiiasleriolH)H([Ui:\i\iEn-UvEi\in.\cuEH,n" i^bO , Ilist. de Fr., t. IX, p. 676; Aluanès, Gall. Christ, nov., t. I, p. 128). Les mots « Teutbertus illustris cornes nostram adiit potestatem, . obsecrans ut « sedem Attensis ecclesiae, in ipsius scilicet comitatu », semblent bien in(li(iuer que l'autorité de Teutbert s'étendait sur Apt.
7. Diplôme de 895(s. d. de j.), en faveur du ])rêtre Drogon, accordé à la requête de l'archevêque Bernoin et du vicomte Bérillon (ci-après, pièces justif., n» II), et diplôme de 896 })our Saint(Jlicf, cité n. 3.
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auquel Louis avait déjà eiï grande partie dû son élection, et qui remplissait auprès do lui les fonctions d'archichancelier'. Ce fut lui qui s'occupa, avec la reine Ermengarde, d'installer en Provence les moines de Montiérender'. Ceux-ci, chassés de leur monastère par les invasions normandes, venaient apportant avec eux le corps de leur patron saint Berchairc'', chercher un refuge dans des pays en apparence moins menacés, où ils parvinrent quelque temps avant l'élection de Louis. La reine et l'archevêque de Vienne, que l'abbé de la communauté fugitive, Adalric, avait accompagné dans son voyage à Rome'\ les établirent en Viennois à Saint-Teudier, plus tard Saint-Chef\ Quelques années plus tard, grâce à leurs protecteurs, les moines faisaient confirmer leurs privilèges par le roi Louis ^ Celui-ci, vers la même époque, avait à secourir encore d'autres victimes des invasions normandes, sans parler de ses propres sujets, éprouvés par des invasions de pirates probablement sarrasins '. Les moines de Tournus, en effet, ne se fiant pas, pour repousser les païens, au château élevé près de leur iiKmastère^ sollicitaient également un refuge pour les jours d'invasion. Louis leur donnait pour cet objet l'abbaye de Donzère, sur le Rh(3ne, dans le voisinage de Viviers '.
1. Ce sont les archevêques de Vienne qui ont toujours rempli auprès de Louis les fonctions d'archichanceliers. — Le premier acte oh Bernoin paraisse en cette qualité est le premier aussi des diplômes de Louis qui nous soient parvenus, du 18 mars 892 cité pag. précéd., n. 3, et le dernier un précepte de 897 ou 898 (s. j.) pour l'église d'Avignon (RœHMER-MuEiiLBACiiER, n" 145'i ; Ilist. de Fr., t. IX, p. 680).
2. Dipl. cité, Ilist. de Fr.. t. IX, p. (579. Cf. pag. précéd. n. 7.
3. Sur ces pérégrinations, cf. Miracula Sancli Berc/iarii ahbatia, dans Mabu.lon, Acta. Sancl. ord. S. Ben., saec. Il, p. 846. Mais ce texte ne parle pas du séjour à Saint-Chef.
4. Bulle de Formose du 25 novembre 891 ; Jaffé, n" 3474 ; Ilist. de Fr., t. IX, p. 202.