‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 190 sur 482 · Ilisl. de Fr., t. IX, p · texte numérisé non relu

Ilisl. de Fr., t. IX, p

(896-897] MoiiT iri:iiMi;.Nr,.Mîitr: I63

juin 897', Louis demande à la fois des prières pour le repos de l'àme de son père Boson, et do sa mère Ermengarde'. Aucun texte d'autre part ne fait allusion à un rôle quelconque joué par la reine lors de l'expédition de son fils en Italie. Il est donc bien probable que c'est avant la fin du ix* siècle que le corps d'Ermengarde alla rejoindre celui de son époux dans la cathédrale do Saint-Maurice de Vienne ^ Elle ne vit donc pas son fils s'engager au delà des monts dans une série de tentatives, en somme malheureuses et funestes, pour ressaisir la couronne impériale qu'avait portée son aïeul.

1. Ilist. de Fr., t. ix, p. 677. La date de ce diplôme est un peu douteuse. Cf. aupra. p. 16 1, n. 9.

2. Ce n'est })as une preuve absolue, mais il faut rapprocher du silence de tous les documents relatifs à Ermengarde, à partir de cette date. Rigoureusement, le seul terminus ad quem est un diplôme du 26 octobre 905 (Bcehmer-Muehlbacher, n° ri74 ; Hisl. de Fr., t. VIII, p. 416, attribué à tort à Louis 11) dans laquelle il est question de la sépulture d'Ermengarde. — GisGiss (Bosonides, -p. 181) admet qu'Ermengarde se retira en 890 dans le monastère de sa mère, celui de Saint-Sixte de Plaisance, et qu'elle y mourut. Il s"appuie sur une donation d'Ermengarde, datée de Plaisance et du 30 novembre 891 (Mlratori, Ant. ilal., t. I, p. 367). Mais si cette date représente effectivement celle d'un séjour de la reine de Provence auprès de sa mère (laquelle n'était pas morte à cette date, quoi qu'en dise Gingins), le diplôme de 892 pour l'église de Lyon (Ilist. de Fr., t. IX, p. 67 4) prouve qu'Ermengarde revint peu après auprès de son fils, et que ce ne fut pas seulement son corps que ce dernier rapporta d'Italie. L'autre diplôme cité par Gingins (MuRATORi, op. cit., t. Il, col. 205) ne prouve rien. — M. Auvray (Cartiilaireset obituaires français du Vatican, dans les Mélanges J. Havet, p. 409) a cru la reconnaître dans r« Ermengardis regina >>, dont l'obit est indiqué au 3 des kalendes d'avril par un martyrologe du x" siècle, conservé au Vatican sous le n" 435 du fonds la reine Christine, mais il peut être question de la femme de Lothaire I, dont l'obit est indiqué au xni des kalendes du même mois par le Nécrologe de Saint- Germain-des-Prés (.Soc. Ilist. France, Not. et doc, p. 23).

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