‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 193 sur 482 · Lapùtre, Jean VIII. p · texte numérisé non relu

Lapùtre, Jean VIII. p

9. r.esla Bercng., 1. II, v. 13 : « Gallicus héros »; 1. II, v. 161 : « Rho- « danicus ductor ». L'auteur oppose aussi les Galli qui suivent Gui aux partisans de Bérenger.

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IX* siècle est l'histoire de la lutte entre deux grandes familles franques pour la possession du vain titre de roi. Gui de Spolète est parent à la fois des comtes de la marche de Bretagne, de l'archevêque de Reims Foulque' et des seigneurs de la Bourgogne dijonnaise", qui le soutiennent dans sa lutte contre Bérenger de FriouP. Celui-ci d'ailleurs n'est pas plus un Italien que Gui. Il est allié aux grandes familles de la Gaule et notamment à celle des Adalard. Son père, le marquis Éverard, avait mérité, en arrêtant les invasions slaves, d'épouser la fille de Louis le Pieux, Gisla, et de voir son marquisat devenir héréditaire dans sa famille. 11 avait en effet pour successeurs, l'un après l'autre, ses deux fils, Unj'och et Bérenger \ Ce dernier, neveu d'un marquis de Toulouse et d'un abbé de Saint-Bertin, cousin d'un abbé de Cysoing en Flandre, est donc un Franc comme son rival. C'est, de plus, un Carolingien qui se glorifie volontiers dans ses diplômes' de sa parenté avec les rois Francs, parenté dont son panégyriste tire aussi pour lui vanité ^ Ce dernier en même temps cherche à justifier la royauté de son héros, non par une expression (juelconque du sentiment national, mais par une prétendue donation de l'empereur Charles le Gros".

Louis de Provence, petit-fils du dernier souverain qui eût régné tranquillement sur la péninsule, n'était donc pas plus un étranger que Gui ou Bérenger. Arnulf, bâtard d'ailleurs, et dont les Italiens avaient mal accueilli la domination, était mort. Charles le Simple était trop loin et hors d'état de recommencer la tentative de Charles le Chauve. Louis ét;iit donc le seul Car<>lingien que l'on put opposer à Bérenger \

1. Faviu;, Eudes, p. 81-85. On peut y ajouter (jue le nom de Fouhiuo figure dans l'obituaire italien de Brescia (Odorici, Slorie Brcsciatio. t. IV, p. 70).

2. Sur toute la famille de Gui, cf. W'uestenfeld, Die llerzogc von Spolelo, dans les Forscliiniyen :■. <l. Gesr/i., t. III, p. 38;j et .suiv.

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