A. Lapôtre, Jean Vlfl, p
'6. Aittapodosis, 1. I, c. 37.
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a l'un par la crainte de l'autre ». Ils opposèrent dune à Bérenger un nouveau candidat, Louis, fils de Boson, qu'ils appelaient de Provence.
Du moment que les Italiens souhaitaient un autre maître que le leur, rien n'était plus naturel (jue d'aller le chercher au delà des Alpes. C'est à tort qu'on parlerait', pour des Italiens de cette époque, d'un roi « national ». Il n'y a que les grands, laïques ou ecclésiastiques qui jouent un rôle, et ces grands, chaque fois que nous pouvons constater leur origine, sont des Francs, ayant conservé le souvenir de leur première patrie qu'ils n'ont pas, en général, quittée depuis bien longtemps. Des Francs saliens, comme le comte palatin Boderad', comme le comte de Vérone Anselme^, comme le comte de Pavie wSamson\ des Alamans comme le comte de Vérone Ingilfred% ne peuvent voir des étrangers dans les souverains venus des mêmes pays qu'eux. Jusqu'en plein milieu du x" siècle, celui que choisissent les Italiens jjour l'opposcn- au provençal Lothaire et au germain Otton, Bérenger H, raj)pell(' dans ses diplômes son origine salique^ Il en est de la petite noblesse comme de la grande", et jusque dans l'entourage des comtes de Spolète, dans l'Italie méridionale, il y a des Francs de Gaule en grand nombre, qui ont conservé leur langue^ Sans doute, à l'époque de Bérenger, il commençait à se rencontrer en Italie des gens qui avaient conscience d'être Italiens, et c'est sans doute avec intention que l'auteur du Panégijrique de Bérenger rappelle que le rival de son héros, le Bourguignon Gui, venait des bords du Rhône'-'. Mais, en somme, toute l'histoire italienne des dernières années du
1. DuEMMLER, Oslfr. Reicli, t. I, p. M, cherche, au contraire, à déterminer le caractère plus ou moins national des maîtres de l'Italie.