Diplôme cité à la note précédente
10. Diplôme du 7 décembre 901 (HiiiiELLi, Ital. sacra, t. 'V, col. 271).
11. Diplômes de mar.s-mai 901 {Cod. dipl. Lang., n" ccc.\cvn) et du 23 mai 901 (B(*:h.mer-Ml"ehlh., n" 1464; Uuhelli, lUiL sacra, l. 1\', col. 422).
LR COMTE SIGEFROI 177
certainement comte de Milan' et con) te de Plaisance-, mais ses origines et son histoire sont moins connues que celles du marquis de Toscane. Nous savons seulement que, comme ce dernier et comme bien d'autres, Sigefroi fut, en un très court espace de temps, fidèle et amé conseiller d'un assoz grand nombre de souverains. Il paraît avoir figuré en 889^ parmi les partisans de Gui de Spolète. En 895 il sollicite pour ses vassaux les faveurs de l'empereur Lambert'', mais en 896 reçoit de Bérenger des faveurs analogues'' et, en 900, à l'époque de l'assemblée de Pavie, il était du nombre des Italiens qui reconnaissaient comme souverain Louis de Provence ^
1. Jugement rendu en 901 par « Sigefredus comes palatii et cornes « comitatus Mediolanensis » {Cad. dipl. /La»^., n" cccxcvi). Sigefroi est simplement qualifié de comte dans les diplômes de Louis du 12 octobre
900 (B(*':HMER-iMrEiiLn., n" 145.'); MrRVToui, Anl. ilal., t. I, col. 87) et du 11 mars 901 (BœilMEK-MrEin.u., n" 1102 ; Cod. dipl. Lan;/., n° ccc.xci).
2. « Sigefredus comes palatii et comes ipsius comitatus Placentini « tient à diverses reprises des plaids à Plaisance (Gulini, Memon'e délia Sloria di Milaiio, t. II, p. 100; Campi, Storia di Piacenza, t. 1, p. 238). En 89.5, Lambert donne à son fidèle Amalgis un domaine au comté de Plaisance, « consensu ac consilio Sigefredi comitis nostri fide- « lissimi. qui tune ipsum comitatum regere videbatur » (Mitth. d. Iiist. /'. Œ. GF., t. Vil, p. 448) et à Othier, vassal dudit Sigefroi, un domaine au même comté (Ibïd., p. 450).
3. DrEMMLER, Usl/'r.Hcich, t. III, p. 324. Selon Desimoni (Sullf Marche d'Ilah'a, p. 204-205), ce seraient Gui et Lambert qui auraient créé entre les marches de Frioul et d'Ivrée une sorte de « marche septen- « trionale », correspondant à une partie de l'ancien duché d'Italie, autrefois confié à Boson, et en auraient accordé le gouvernement au comte Sigefroi.