Diplômes cités, supra, n
5. Diplôme du 29 juillet 896 (TiiUBoscin, Storia di Nonanlula, t. II. p. 72). Un autre, du même souverain, de 898 (Mill/i. des Itist. /'. (E.GF., t VII. p. 453) donne à Sigefroi le titre de chancelier de l'érenger, ce qui ne peut provenir que d'une altération du texte. En 899, Sigefroi figure encore comme ambasciator dans un diplôme de Bérenger en même temps qu'.\molon, évêque de Turin (MnuToiu, AiU. ilal., t. I. col. 983).
6. Diplôme précité du 12 octobre 900 (MrKAToui, ibid., col. 87). GuLLM (Memorie ddla storia di Milano, t. II, p. 94), en s'appuyant sur ce fait qu'en octobre 89G (ibid., p. 472), un comte palatin de Lambert, Amédée, tient un plaid à Milan, croit à tort que ce fut de I^ouis que Sigefroi reçut son marquisat. Cette idée a été reprise par Gingins (Bosonidfs.'j). 158), qui invente, en outre, que cette faveiu- excita la jalousie d'Adalbert et amena sa défection. Sur ses rapports avec Louis, cf. aussi diplômes du 14 octobre 900. des 23 mars, 25 mars et 23 mai
901 (Bœumer-Mueiilb., n''« 1456, 1463, 1464; .MrUATdiu. .[>it. ilal., t. 1, col. 87 et 587; Miscell. di Star, ilal, t. XXV, p. 23; Cod. dipl. Laiig., n"^ cccxcn, cccxciv).
l'di l'.iRDi.N. Royaume de Provence. 12
178 l.nuis F.N ITAIJK '900-902]
A côté de ces puissants personnages les diplômes de Louis indiquent encore autour de lui la présence d'un certain nombre de comtes: Adalelme ', sans doute le comte de Valence ayant accompagné son seigneur en Italie, Liutfrid", peut-être comte de Crémone^, Rodolphe, comte d'Auriate^ et d'antres dont l'identification est plus difficile, comme les comtes Roubaud'', Albéric^ Gotfrid', Arnulf' et Ratier^
Mais s'il est possible, au moyen des diplômes, de connaître au moins une partie des évoques et des comtes qui reconnaissaient l'autorité de Louis, il est beaucoup plus difficile de savoir dans quelles conditions s'opéra cette sorte de conquête de l'Italie parleroide Provence. D'après letextodeLiutprand'", il semblerait que tous les comtes italiens, ayant passé au parti de Louis, son adversaire se trouva ipso facto dépossédé et incapable de faire la moindre résistance, ce qui est assez vraisemblable et d'accord avec la manière dont les choses se passaient le plus souvent lors d'une invasion de quelqu'un des souverains francs dans le royaume de son voisin, chacun