Ibid., t. 1, col
8. Celui du 31 octobre 900 (ncKiiMEH-WrEiiLi?., n" 1457; Ugiielli, liai, sacra ,t. II, col. 255).
9. Selon le Calai. Nonanlulanus (Scripl. Hcr. Laiif/., ]).50'A), Louis « subripuit regnum ann. I et menses X », ce qui en prenant le mois d'octobre 900 pour point de départ, et en comptant les mois commencés pour des mois entiers, nous met en juillet 902.
10. Diplôme concédant à Hernard et à 'l'eutbert l'abbaye d'Ambierle CBoi-MiMEU-MniiiL»., n" l'i70, C/iarli-s de Ciuinj, ii" 78). Nous avons, il est vrai (Carlul. de Sainl-Aiidrc-lc-Bas. éd. Ciievalucr. n" 9), un dijjlôme de
[900] DKUXIKME EXPÉDITION IiK LOlJ.S KN ITAMI' 181
Il n'en continuait pas moins à porter le litre d'empereur, que Bérenger d'ailleurs ne lui disputait pas encore' et n'avait pas renoncé à ses ambitieux projets sur l'Italie, dont les habitants l'appelaient de nouveau trois ans plus tard, en 905.
C'est au marquis de Toscane, Adalbert, et à sa femme, la bourguignonne Bertho, femme ambitieuse et dont l'inlluence sur son mari paraît certaine", que semble devoir être attribuée la responsabilité de ce nouvel appel à l'étranger ^ Adalbert, brouillé avec Bérenger, excité par sa femme, détermina les autres princes italiens à inviter une seconde fois Louis à venir se mettre à leur tête. Le jeune roi, oublieux de ses serments, accepta leurs propositions et redescendit en Italie, au commencement de l'été* de l'année 905 ', à ce qu'il semble. Les choses,
Louis donné à Alenne et daté : « XV kal. maii, anno dominice incar- « nationis DCCCCII, anno etiam [....] imperii domni nostri. » L'année de l'empire, c'est-à-dire l'élément chronoloiiique le plus sur, fait donc défaut ici. On peut songer à suppléer anno [11"J ; mais au 2 avril 902, Louis était encore en Italie. Nous préférons donc, comme Duemmler, qui a publié ce document (Forsch. ::. d. Gesch., t. X, p. 315), lire « anno [lll"j )) et dater la pièce de 1)03, en admettant une erreur dans le chiffre des années de l'incarnation. L'acte ne nous est d'ailleurs parvenu que par des copies dérivant du cartulaire perdu de l'église de V^ienne.
1. Il ne le prit qu'en 915. En 904, le pape Serge III date à Rome ses actes d'après les années de l'empire de Louis (.1 affé, n" 3533 ; MiGNE, t. CXXX, col. 972). D'ailleurs, à une date postérieure à la première expulsion de Louis, au mois de mai 903, une charte de Ravenne est encore datée de la même manière (Miiutori,.!//^ ilal., t. VI, p. 407).
2. EpiLaphium Bertaf, dans Liutprand, Opéra, éd. DuE.M.vir.El!, p. 167: « Consilio docto moderabat regimina multa »; Ln:TinuNi), Antapodosia, 1. 1, c 39 «cujus instinctutam nefaria cepit ipse [.\dalbertus] » facinora», I. IL c. 39' « Berta, ut erat mulier non incallida » ; ib., 1. U.c. 57: « cum calliditate ... nonnullos sibi tideles effecerat ». Ce qu'il dit de ses mœurs n'a rien que de vraisemblable, mais Liutprand aime les anecdotes scabreuses, même lorsqu'elles ont un caractère léii;endaire. Constantin PoRPiivRoGÉNiiTE {De Admin. Imperii, c. .xxvi, éd. Bekker, p. ll<i), appelle la femme d'Adalbert -v> \xi^x\r^^/ Bept«v.
3. LirxpRVND. Aiilapodosix. 1. II, c. 36. Son témoignage est conlirmé par celui des Gesla Bereiir/arii, 1. IV, v. 2 à 4 :
... Iterum solito sublata veneno Belua Tirrenis fundcns fera sibila ab oris Sollicitât Rodani gentem.
Et le glossateur commente ainsi : « Beluam vocat dominatricem Tuscie
« que semper hostibus favet ». Cf. iliid., v. 77.
4. En mars 905. Bérenger est encore reconnu à Asti (Mon. Ifisl. Pair. Charlae. t. I, n" LXvV), mais le 4 juin de la même année Louis est en Italie {Cod. dipl. Lang., col. 696).
5. La date de 905 est donnée par Réginon, Chrou., p. 150 et confirmée par ce fait qu'il mentionne en même temps que les événements de Vérone l'apparition d'une comète, également indi([uéc à l'année 905
182 LOUIS A VKRONE [905]
d'après le récit de l'évèque de Crémone, ont dû se passer comme à l'ordinaire. Bérenger, malade d'ailleurs ou feignant de l'être \ resta momentanément à Olonna pendant que son adversaire était à Pavie". Puis, n'ayant plus personne autour de lui, il se retira à Vérone, comme il l'avait déjà fait lors de la première expédition. Mais cette fois son compétiteur, avec ceux des Italiens qui soutenaient sa cause, marcha contre lui^ et Bérenger dut abandonner même Vérone, dont l'évèque Adalard, jadis l'un des fidèles du roi d'Italie, appelait maintenant Louis \ Celui-ci exerça dès lors son autorité dans la ville comme dans le reste du royaume qu'il venait de reconquérir ^ Immédiatement après le passage relatif à l'occupation de Vérone, Liutprand intercale un récit qui doit être emprunté à l'une de ces traditions populaires , si souvent mélangées, surtout dans cette partie de son œuvre, avec des renseigne-
par les Ami. Floriacenses {Mon. Genn., SS.. t. II, p. 254) et les Annales tle Corvey (Jaffé, Monum. Corbeieiisia. p. 34) ; cf. Duemmler, Osl/'r. lieich, t. III, p. 357. — Certains Catalogues impériaux, comme le Chron. moiiasl. Cnsmiriensis (Mon. Germ.. SS.. t. III, p. 623). la Chronica Metlensis (Mon. Germ., SS.. t. XXIV, p. 509), ]esAnn. Grivoises (Mon. Germ., SS., t. III, p. 188), la Chronique dite de HrorES de Saint-Victor (Mon. Germ., SS., t. XXIV, p. 93) donnent pour l'Empire de Louis une durée de quatre ans [révolus], ce qui nous met bien en 905. Le Calai, regum Nonanlulanus (lac. cil.) donne, il est vrai, la date de 904, mais en y ajoutant celle de l'indiction VIII,- qui correspond à 905. On peut faire la même observation au sujet du procès-verbal d'une assemblée tenue à Plaisance, daté de 904, indiction VIII, v année de l'Empire de Louis (Campi, Sloria dt Piacenza. i. I, p. 480). Le dernier diplôme de Louis, daté de Vienne, antérieurement à la seconde ex})édition, est du 31 octobre 904 (B(«-:nMEuMrEiii.[3., n" 1475, llisl. de Fr.. t. VIII, p. 415, avec attribution erronée à l'empereur Louis II). i\ous n'avons de cette seconde expédition que deux diplômes, tous deux donnés à Pavie, au mois de juin (Cad. dipl. Lang.. col. 69f), et Millh. d. Insl. f. Œ. GF., t. 11, p. 450), dont les éléments cbronologiques concordent pour 905, alors qu'au mois de juin 904, c'était Bérenger qui se trouvait à Pavie (Wartmann, Urkundeni). dir .\blei St-Gall. t. 11, p. 337 et UfJiiELLi, liai, sacra, t. II, p. 258).
1. « Uuartanam paciens» disent les Gesia Bereng. (1. I\', v, 23), (pii ne parlent plus d'aucun combat.
2. Diplôme du 17 juin 905, daté d'Olonna (B()i-:ii.MEU-VrEiii.ii., n" 3333; MrUAToRi, Ant. ital., t. III, col. 7).
3. Anlapodoxis, 1. II, c. 37. « Hulodoicus vero eum cuni Itnliensibus persequi non« desistens ».