LOUIS A VÉRONE
entre ces deux dates rexpédition contre Vérone, l'occupation de cette ville, le retour à Pavie, le voyage à Lacques, le retour à Vérone, suivi d'un séjour dans cette ville. 11 semble plutôt qu'on doive admettre que Louis marcha de Pavie sur Vérone, ([u'il occupa cette dernière ville, sans doute dans les premiers jours de juillet, et y séjourna. La scène de Lucques serait donc une invention populaire destinée à mettre en rapport le roi et le puissant personnage autour duquel s'était formée la légende, au lieu même où cette puissance se manifestait avec le plus d'éclat.
Bérenger, cependant, forcé d'abandonner Vérone, parait s'être réfugié temporairement en Bavière, dans le voisinage de la frontière \ en faisant courir le bruit de sa mort", et là s'être hâté de recruter des auxiliaires ■\
Louis, de son côté, après son entrée à Vérone, s'endormait dans une trompeuse sécurité, conservant très peu de monde avec lui^ et s'occupant « à distribuer entre ses compagnons
d'Adalbert, entre les deux expé(lition.s, car la victoire de Bérenger semble plutôt due à un heureux coup de main de sa part qu'à un abandon de Louis par ses partisans.
1. Ll'PI, Cod. Dijil. Bt'rgoin., 1. Il, c. 52; Kœpke, De vila et scriptis Liudprandi, p. 86 ; Dj;ndliker et Mueller, Liulprand v. Cremona, p. 57, révoquent en doute ce séjour de Bérenger en Bavière indiqué par RÉGiNON, p. 150, et que nous considérons avec Duemmi-er (desta Bereng.. p. 08, n. 1) comme étant au contraire très vraisemblable(mais de très courte durée), en raison de la proximité de Vérone et de la frontière. Gincins (Hosuiiiiles. p. 158) confond les deux expéditions de Louis et croit que ce fut durant la première que Bérenger se réfugia en Bavière.