‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 221 sur 482 · esla Berenriarii. 1. I\', v · texte numérisé non relu

esla Berenriarii. 1. I\', v

8. Diplôme cité ii. 6 (Miuatoki, .1^/. ilal., t. 111, col. 763).

|.lnillel0051 SlJPI'UCh: DE Ï.OIJIS 187

rois lombards et des empereurs'. Mais cette date s'applique-telle à l'entrée de Louis dans Vérone ou à celle de la prise de cette ville par Bérenger? La première hypothèse adoptée par Diimmler- s'accorde mieux avec le te^ite de Réginon, d'après lequel ce serait au mois d'août que la couronne aurait repassé des mains de Louis à celles de Bérenger\ Mais il ne faut pas demander trop de précision chronologique à Réginon. D'ailleurs du 21 juillet au P'août la différence n'est pas grande ''. Il nous parait plus conforme à la vraisemblance de fixer au 21 juillet la rentrée de Bérenger dans Vérone, en invoquant certaines considérations tirées des diplômes de ce dernier. Dans un précepte du 3 août 905% il parle déjà de la mort de Jean « Braceacurta, » laquelle est, d'après le texte des Gesla, contemporaine de la suprise de Vérone. 11 faudrait donc placer celle-ci le P'' ou le 2 août. Mais, d'autre part, leSl juillet 905,

1. Catalor/us regiim Nonanlulanus contin. (Script. Rer. Lang..\). 503) : « Iterum venit in Italiam et fuit in Homania. Deindevenit in civitatcm « Veronam Xllkal. Augusti, comprehensusest ibi a Berengarioregeoui « jussit erui oculos ejus indict. Vil], anno incarn. dom. I)('CC(,'IV. » On trouve à peu près le même renseignement dans le Mmiipulus F/oriim de Galvaneus Flamma (Script. Rer. Itul., t. XI, p. 604) : « Ludovicus... « Veronam pervenit, ubi ninàasecuritate potitus,suurn exercitumlicen- « tiavit ac deliciis vacare coepit. Quod ut Herengarius dux Aquilogensis « supradictus audivit, de Bavaria, ul)i exul erat, exivit, et de nocte per « muros urbis Veronae producitur Xll kalendas Augusti et Ludovicum « praedictum imperatorem coepit atque oculis privatum in Provinciam « remisit. » Galvaneus Flamma est du xiv* siècle, mais il emprunte évidemment à une source plus ancienne, sans doute à un certain Pau/us qu'il cite quelques lignes plus haut à propos dos mêmes faits. 11 désigne sans doute ainsi des notes annalistiques de provenance véronaise, peut-être apparentée au (Uitatogus À'onanluhnius et so présentant comme une suite de Vllistoire des Loin/jnrds de Paul Diacre. Mais parmi les continuateurs de ce dernier, les Annales véronaises, signalées par Betiimann (Archiv, t. X. p. 401) et par Waitz (Script. Rer. Lang., p. 37), dans le ms. de RomeN'at. Palat. w 927, publiées par BiANCdLiM, Vescovi di Vcrona (1760), p. 3, ne renferment rien de ce genre. Duemmler, Gesta Berengarii. p. 38, avait admis la valeur de ce renseignement conservé par le Manipidiix Flormn, et la publication du Catal. Noimntulamcs est venue lui donner raison.

2. (Jstfr. Rcicli, t. JIl, p. 357. Il avait, au contraire, dans ses Gesta Berengarii (cf. la note précédente) admis que la date du 21 juillet correspond à celle de la surprise de Louis dans Vérone.

3. RÉGINON, C/iro»., a. 905, p. 150: « et in mense auguste hec mu- « tatio regni facta est w.

4. Ajoutons que le 21 juillet est compris dans la période des calendes du mois d'août.

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