‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 222 sur 482 · Cf. la n. 5 de la page précédente · texte numérisé non relu

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188 LOUIS ABANDONNE L'ITALIE [Élu 905J

Bérenger est à Torri, dans le voisinage du lac de Garde ^ et y donne un diplôme en faveur de son fidèle Ameg•ius^ Il se trouvait encore dans ce lieu le lendemain 1°'' août et y expédiait deux autres diplômes, pour le diacre Audo^ et pour l'église de Santa-Maria ad orcjanwn'*. Il est bien difficile de croire qu'il s'agisse là de fidèles de Bérenger, sortis de Vérone occupée alors par Louis et venant trouver son compétiteur à la veille d'un coup de main, pour obtenir de lui des faveurs. Ces actes se rapportent plus probablement à la période qui suivit immédiatement la rentrée de Bérenger dans Vérone. Ajoutons que les deux textes de Liutprand et des Gesta Berengarii sont d'accord pour attester que Louis ne se doutait de rien, lorsque son rival pénétra à l'improviste dans la ville. En aurait-il été ainsi si ce dernier s'était, deux jours auparavant, trouvé a Torri et y avait donné des diplômes, non seulement à des particuliers, mais encore à l'une des églises de la cité? Ce système, enfin, laisserait bien peu de temps au séjour de Louis à Vérone, qui semble cependant, d'après les Gesta, avoir en une durée appréciable ^ Nous préférons donc croire que ce fut le 21 juillet 905 que l'empereur Louis tomba entre les mains de son rival et subit ce misérable traitement. On le laissa libre de regagner la Provence ^ où il était de

1. Torri-del-Benaco, auj. dans le district de Bardolino-Verona. — L'identification de ce lieu, appelé « Tulles » dans les diplômes de Bérenger, est donnée par Cii'olla, dans les Miltheil. d. Inst. f. Œ. Gl\, t. 11, p. 102.

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