LE LYO^'NAIS ET LE MAÇONNAIS
de cartulaire qui nous a conservé l'acte a confondu le tout sous une date unique.
Louis lui-même, il est vrai, dispose en 900 de biens sis au comté de Màcon, mais ce sont des biens « du comté de Lyon ' ». Comme il est expressément dit dans l'acte que ces biens sont sis au comté de Màcon, on ne peut guère supposer qu'une partie du pagus MatiscensU~ ait été alors rattachée au comté de L}■on^ Il faut très vraisemblablement rapprocher cette expression d'autres analogues, s'appliquant à des biens qui dépendent du comitatiis, du vicc-comitatus, comme dans d'autres actes il est question de biens qui appartiennent ad Jus fisci et prendre le mot comilatus, non au sens du français comte désignant une circonscription territoriale déterminée, mais au sens d'ensemble des droits et des biens dont le comte a la jouissance en cette qualité '*. On peut en ce cas se demander cependant comment il se fait que Louis ait conservé pour lui ou pour son représentant à Lyon la jouissance de biens au pagus de Màcon dont il n'était pas souverain. ]\Iais il ne faut pas oublier que le Maçonnais et le Lyonnais ont été rattachés au marquisat de Bernard Plantevelue. Les « honneurs » de ce dernier ont après sa mort passé à son fils, Guillaume le
En 907, le 2 novembre, tombait un lundi : c'est l'année 905, ayant pour lettre dominicale F. qui répondrait à cette condition. L'acte n'émanant pas de la chanceilei-ie de Louis, il est difficile de discuter la date, car on peut avoir compté d'après un autre point de départ que le jour exact du couronnement. — Léotaud (I). comte de Màcon, n'est connu que par cette charte, du moins c'est la seule que citent les auteurs de VArt de vn^ifiey les dates, pour justifier au début du X"-' siècle Texistence à Màcon d'un comte Léotaud, que ne mentionnent ni les chartes de Cluny ni celle du cartulaire de Màcon. 11 serait possible que la notice du Cartulaire confondit : 1" une donation de biens en Lyonnais en 905 ou 7 ; 2" l'investiture de ces mômes biens faite par Léotaud au milieu du .v^ siècle.