En tant que circonscription géo i;Taphique
3. Eu tant que circonscription politique. On (;ite en 898 un comte particulier de Màroii (Kaoi"T, Carlul. de Saiid-Vincent de Màcon. introd., p. XLix), mais le « h'aculfus comes » qui paraît à cette date en Chalonnais (Carlul. de Cluny, n" 65) n'est peut-être pas, à proprement parler, comte de Màcon, où l'on rencontre un vicomie porlant ce nom de L'aculfe en 893 {Chartes de Cliinij. ii" 53). 11 y a cependant un « Haculfus vocatus comes « qui tient un plaida .Màcon au temjis du roi Euiloa (Carlid. de Màcon: éd. R.\(;nT, p. I()9, n" cCLXXXiv). ('e (jui parait ])robable. c'est que ce Raculfe était un fonctionnaire dépendant du marquis Guillaume, ce qui expli(iuerait les incertitudes au sujet de son titre.
4. Nous avons consacré une note à l'explication de ces termes, dans noire Appendice MU.
LE MAÇONNAIS. — LA BOURGOGNE i9u
Pieux. Celui-ci, depuis 898 au moins, était le beau- frère de Louis de Provence'; il devait relever de lui pour le Lyonnais", tandis que pour l'Auvergne et le Maçonnais son senior était Eudes de France ^ Si donc le Maçonnais ne relevait pas du royaume de Provence, il était du moins dans certains rapports avec lui, entre les mains d'un allié de l'empereur Louis, et il y eut, momentanément du moins'', « union personnelle », pourrait-on dire, avec le comté provençal de Lyon.
Autun et la Bourgogne se trouvaient alors également placés sous l'autorité du propre oncle de Louis, le célèbre Ricbard le Justicier. Celui-ci sendjle avoir continué à être en bons termes avec son neveu, dont il avait protégé les débuts, et son fils épousa plus tard une princesse provençale'. Mais il paraît difficile d'admettre qu'il ait reconnu l'autorité de Louis sur « certaines parties de son comté qui, en principe, appartenait au royaume franc de l'ouest" ». L'activité de Louis et de son cousin Hugues se portait du côté de l'Italie et non
1. Cf. p. 278. C'est à la requête de « Vuilelmus inclytus dux et marchio » que le 11 novembre 902 l'empereur Louis concède à ses fidèles Bernard et Teutbert l'abbaye de Saint-Martin d'Ambierle (Loire, arrondissement Roanne, canton Saint-Haon-le-Chatel) dépendant du comté de Lyon et sise au pagus de Roanne (Chartes de Chinij, n" 78).
2. 11 possédait des biens en Lyonnais, notamment à Saint-André d'Huriat (Bernard, Jnlrod. au Cartul. de Savigny. p. liv) sur la rive gauche du Rhône. C'est peut-être lui qui figure dans une charte d'Austerius, archevêque de Lyon (906-91o), peut-être de 913, dont Par \din (///s/. de Lgon, p. 111 et 114) n'a donné malheureusement qu'un extrait incomplet, ('epcndant le titre de comte porté par le Guillaume (|ui parait dans cet acte pourrait faire supposer ([u'il existait dès lors un comte particulier de Lyon, distinct de Guillaume le Pieux et qui parait après la mort de celui-ci dans deux chartes du Cartul. de Savigiig (n"* 7 et 12). Un « Villelmus marchio » figure au 28 juin dans VObituaire de Lgon (éd. GuiGUE, p. 56) et il parait bien vraisemblable de l'identifier avec Guillaume le Pieux, bien que la date soit légèrement différente de celle (6 juillet) donnée pour la mort de ce dernier par l'ôbituaire de Brioude (Baluze, Hist. de la maison d'Auvergne, t. II. App., p. 21) et par « les nécrologes » consultés par M\iin.LON (.1/*/;. Bened.. t. III, p. 361).
3. C'est à Eudes seulement que Guillaume, dans ses pieuses fondations, donne le titre de senior. Louis n'est mentionné que comme I/ludnvicus imperalor (flist. de Fr.. t. I.\, p. 710, 712; Maiui.lon, Acta. Sancl. ord. S. Ben., saec IV, p. 254).
4. Encore en 926 Guillaume II d'.\uvergne s'intitule coincs M/ilixconen.^is (Chartes de Clnny, n" 276).
5. Berthe, nièce de Hugues d'Arles. Cf. Mwtever, La nuirrhe de Provence, positions, p. 54-55.
6. Favre, Eudes, p. 161. Mais M. Favre n'appuie cette afiirmation sur aucun texte.
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comme celle de Boson, du cùté des pays dépendant de la province de Lyon'. D'autre part, Richard paraît ne s'être jamais occupé avec beaucoup d'ardeur des affaires de son neveu. Cherchant surtout à étendre son autorité du côté du Nord, dans l'Auxerrois et dans le Sénonais, il se trouvait naturellement en relations beaucoup plus constantes avec le royaume d'Eudes et de Charles le Simple qu'avec la Provence".
A l'ouest, le Rhône ne formait pas la limite des états de Louis, auxquels étaient rattachés non seulement la portion transrhodanienne du pagus Liu/dunensis et la partie du diocèse d'Avignon qui fit plus tard partie du Languedoc ^ mais encore le Vivarais, dépendant de la métropole de Vienne et rUzège'% qui depuis la période mérovingienne suivait les destinées du Vivarais". En somme, l'on peut dire que les limites du royaume de Louis coïncident avec celles des États de son prédécesseur Charles le Jeune.
Quant à la situation intérieure du royaume de Provence, les rares textes que nous possédons permettent seulement d'apor-
1. Aussi Richard n'a-t-il dû jamais beaucoup avoir à se préoccuper de se créer une position indépendante du royaume de Provence, comme le dit Favre. op. cit.. p. 159. — Kai.ckstein, Gesch. d. franz. Kuitu/thioiis uiUer den ersten Kapelingev)!, p. 83, voit'également à tort, dans le fait que Louis l'Aveugle confirme à l'église de Lyon des biens sis en Bourgogne une nreuve que l'autorité du fils de Boson s'étendait sur cette région.