Cf. n
7. Peut-être même avant, si, contrairement à nos conjectures. Boson ne reçut pas de Charles le Chauve le gouvernement du Lyonnais, en même temps que celui du Viennois.
8. FLonoARo, Annales, a. 924, loc. cil. — GiNdiNs (//ur/onides, p. 51) croit que les mots /Aiydanensis Prnvincia s"appli(piont aux domaines d(! Saint-i{émi, sis en Provence. C'est étendre arbitrairement le sens du lermo.
HUGUES D'ARLKS 207
en ce pays d'un comte parliculicr, et dans celle de l'église do Valence', dont l'évèque est dit son « fidôlo »-. Il faut tenir compte aussi de l'influence dont Hugues a pu Jouir grâce à ses nombreux parents, qu'il eut soin de bien pourvoir en Provence comme plus tard en Italie. Les vicomtes de Vienne, les Ratburne et les Bérillon, sont ses alliés^; l'arc bevr-ipu' d'Arles, Manassès, est son neveu \ Son frère Boson reçut', sans doute à la mort de Teutbert, les comtés d'Avignon et de Vaison'' et un texte curieux, récemment mis au jour, résume bien la situation en parlant de « l'illustre marquis Hugues, qui administrait l'état sous l'empereur Louis, entouré d'évêques et de comtes' ». La famille de Louis lui-même tient dans l'histoire de la Provence une place beaucoup moins considérable que celle de son cousin Hugues. La femme de Louis l'Aveugle se nommait Adélaïde et parait pour la première et la dernière fois dans
1. Il avait usurpé une terre de l'église de Valence (Cartul. (Je Grenoble, éd. Marion, p. 58). In diplôme sans date de Louis l'Aveugle concède à la requête du duc et marquis Hugues, à l'église de \'alence divers biens sis au comté de Die (Hist. de Fr., t. IX, p. G85).
2. Miracula Saneti ApoUinaris, éd. Chevalier, p. 39. o. Cf. iiifra, Appendice IX, p. o52 et suiv.
4. Manassès donne à l'abbaye de Cluny (Chartes de Cluny, n" 726) des biens « que adjacent in comitatu Cabilonensi, que de paterna he- «reditate mihi obveniunt, quaspater meus Warneritis juredominantis » et dans l'acte il mentionne également sa mère Teutberge et ses frères Hugues, et Richard. Sur ces personnages, voy. Mantevkr, Lesoriffines de la maison de Savoie, dans les Mé/. de l.' Ecole de Home. 1899, p. 'i53 et ss. Teutberge était sœur de Hugues d'.\rles, comme nous le savons par la charte de la donation faite de labbaye de Saint-André en Camapgue à Drogon, évêque de Marseille, par Manassès, à la, requête de «incliti ac piissimi principis et avunculi nostri » (Cartul. de Saint- Victor de Marseille, n" 1). Des quatre fils de (iarnier et de Teutberge, Manassès devint archevêque d'Arles vers 914 et plus tard passaen Italie où nous le retrouverons. De Richard et de Boson, nous ne connaissons pas l'iiistoire. Quant à Hugues, il faut très certainement l'identiller avec le comte de ce nom qui reçut en 936 des rois Hugues et Lothaire le domaine d'Eltaveon en Viennois (Saint-Jean d'Octavion ou Chàtillon-Saint- Jean, Drome. arr. Valence, canton Romans) et qui est dit dans l'acte neveu du roi Hugues (Forsch. z. d. Gesch., t. X, p. oOl).
5. LiUTi'RAND, Antapodosis. 1. III. c. 47, dit que Boson était frère de Hugues, « e.x eodem pâtre ». Gingins en a conclu ([uïl était bâtard, Berthe, mère de Hugues, ayant survécu à Thibaut, et celui-ci ne pouvant guère, en raison des dates, avoir eu Boson d'une première femme. Il vaut mieux admettre que. dans ce passage. Liutprand oppose simplement Boson aux fils de Berthe et d'Adalbert de Toscane : ceux-ci étaient frères aussi de Hugues, mais n'étaient pas nés du même père.